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Il
fallait absolument remporter ce quart de finale pour prétendre terminer
aux trois premières places de cette qualification à Budapest. Damien
Eloi, qui s'est qualifié hier en simple pour Pékin, n'a pas réussi
à rentrer dans le dernier carré. Il s'est incliné 4 sets à 2 devant
le Hongkongais Cheung Yuk pendant que Chiang Peng-lung battait 4/1
un Zeng Cem amorphe. Il reste cependant une petite chance de
qualification : Chiang Peng-lung doit perdre sa demi-finale sur
le Roumain Crisan puis, pour la place 3-4, face au perdant de Saive-Cheung-Yuk.
Mais l'espoir est mince avant ces demi-finales qui se disputeront
à 14h45.
Damien Eloi a disputé deux matches ce matin : le
premier dans la coulisse pour faire contrôler sa raquette et le
second à la table... En fait, il a perdu le premier qui a eu pour
conséquence de lui faire perdre le second. Dans un bref résumé,
la raquette de Damien n'a pas été validée (ses deux plaques dépassaient
les 4mm autorisés) et il a eu recours à l'une des plaques d'Adrien
Mattenet. Une plaque validée ce matin... qui une fois collée sur
la raquette de Damien n'était plus valable. Adrian Crisan était
exactement dans le même situation. Finalement, le juge-arbitre,
en dernier recours, autorisa les deux joueurs à jouer avec leur
raquette de fortune. Au delà de la difficulté de ne pas jouer avec
son matériel habituel, l'énergie dépensée dans la coulisse au moment
où les joueurs se concentrent et rentrent dans leur match a été
fort préjudiciable à Damien Eloi. "On était épuisé avant
de rentrer dans l'aire de jeu, confia Jean-Claude Decret,
désabusé. Sur un match aussi important, c'est très dur."
Damien Eloi ne voulait pas se chercher d'excuses après cette défaite
mais il lâchait : "Après cette galère, j'avais la tête
comme un compteur." Le camp tricolore ne pouvait que
constater le zèle des contrôleurs sur un tournoi aussi important.
"Ca fait 25 ans que Damien joue avec ce matériel, c'est
vraiment rageant, concluait Decret qui conservait un
brin d'espoir d'une double défaite de Chiang.
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