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LA SAISON 2006-2007 : Le bilan |
"Faire un bilan ? J’ai
tout entendu concernant la formule actuelle. Honnêtement, je suis incapable
d’en faire une synthèse" avouait un entraîneur de club.
Cette synthèse, nous allons essayer
de la faire, le plus honnêtement possible.
La Nationale 1 acceptée
Pour la Nationale 1, nous pouvons
parler de réussite. Les 1749 participants du dernier tour, malgré le week-end
de Pâques, ne nous contrediront pas. Frileux les premiers tours, convaincus les
trois derniers, les joueurs auront certainement apprécié la souplesse dont le
groupe "Evolution des compétitions" a fait preuve. Au fur et à mesure
des étapes et que remontaient remarques et imperfections, le groupe a toujours
essayé de réagir si cela était bien évidemment possible en cours de saison.
Pour exemple, il a été décidé de créer des poules avant
le tableau à élimination directe dans la catégorie des "- de 11 ans".
Le groupe a également opté pour le tirage au sort intégral globalisé : cela
signifie que tous les joueurs sont tirés au sort, sauf les têtes de série qui
sont placées directement dans le tableau, avec pour seule restriction de ne pas
appartenir à un même club au premier tour. On
évite ainsi la répétition des mêmes oppositions d'un tour à l'autre. Consulter
le tableau
L'avis de Damien ELOI "Je n’ai disputé que le premier tour parce que la saison est très longue
et que je n’avais pas besoin de jouer un autre tour pour me qualifier pour les
championnats de France. L’épreuve en elle-même : c’est bien de pouvoir choisir le ou les
tours auxquels on veut participer. C'est bien également de pouvoir jouer sur
une seule journée, ça libère tout le week-end. Les prix par contre n’ont rien à voir avec ceux des Pro
tour : 915
euros pour le premier équivaut à ce que l'on gagne quand on perd en huitième de
finale d’un Pro tour. Le vainqueur, lui, remporte 12 000 euros. En ce qui
concerne le critérium fédéral, il faudrait au moins multiplier par trois le
montant actuel des primes pour que les joueurs viennent spontanément. A 2 500
euros ou à 3 000 euros, ça commencerait à devenir intéressant, même s’il n’y a
qu’un seul gagnant."
L'analyse de Pascal CANTEUX, entraîneur national
chargé des équipes de France jeunes Faire jouer plus les jeunes, en les
mettant en situation comparable à une compétition internationale, était un des
objectifs de la réforme.
Lire
la suite
Mais la Nationale 2 déçoit Force est de constater que la
Nationale 2 "n'a pas pris", voire même est un échec. Calquée sur la
Nationale 1, cette division ne concerne cependant pas le même profil de
joueurs, moins professionnels. Devoir faire de nombreux kilomètres pour très
peu de matchs, sans plus d'enjeu que la montée en Nationale 1 d'où il n'était
plus possible de redescendre, en a rebuté plus d'un. Ce sont les principaux
griefs entendus.
Il n'était évidemment pas possible
de changer l'expérimentation en cours de saison. Une nouvelle Nationale 2 est
prévue pour 2007-2008.
Consulter
le tableau
Une innovation appréciée A nouvelle formule, nouvelle méthode
: les inscriptions via Internet. Outre le gain de temps et la simplification
des démarches administratives, les joueurs pouvaient connaître en temps réel
l'état des participations et envisager leurs futurs adversaires.
Il est possible également de
consulter sur le site www.fftt.com, rubrique
"sportif" : - le classement général par points
du critérium fédéral - les résultats de chaque tour - les renseignements pratiques des
organisateurs…
plus d'infos
Mais aussi des points faibles
Les féminines : Dès le premier tour, le tableau
Elite est significatif : 13 défections, 13 jeunes filles étudiantes ou qui
travaillent mais qui, une chose est sûre, ne vivent pas du tennis de table,
contrairement aux garçons. Emmanuelle Coubat, championne de
France et de nombreuses fois internationale, encadre les filles du
Kremlin-Bicêtre. Elle n'était alors pas du tout convaincue par la formule : "Le vendredi ne convient pas aux filles. La plupart ont une activité professionnelle
ou sont étudiantes, excepté les étrangères qui sont « pro ». Elles
ont donc du mal à se libérer pour le tableau Elite et ne viennent faire que le
tour qui leur suffit pour se qualifier aux "France". L'enjeu sportif est quasiment inexistant : pas de qualifications, pas de
montées, pas de descentes. Ce n'est pas très motivant de faire beaucoup de
kilomètres pour deux ou trois matches. C'est également décourageant de voir les
prix raflés par les joueuses "pro" ! Cela génère aussi
des frais importants pour les clubs avec peu de retombées."
Les organisateurs : Deux tours, le cinquième en
messieurs et le troisième en dames, ont été annulés faute d'organisateur. Les
raisons avancées : la difficulté à trouver 32 ou 24 tables, pas rentable, trop
de frais… Mais tout cela n'était qu'un faux problème. Petit retour en arrière : pour
organiser le critérium fédéral de Nationale 3 saison 2005/2006, il fallait une
salle de 24 tables pour six groupes messieurs et six groupes dames, quatre fois
dans la saison, soit 48 organisateurs. Cette année, pour la Nationale 2, seule
la moitié était nécessaire. CQFD ! La vraie raison est que les
organisateurs ont eu peur de l'inconnu. D'une part le cahier des charges n'a
été diffusé que très tardivement, et d'autre part, ne sachant pas si la formule
allait plaire, le nombre d'inscriptions n'était pas garanti. Difficile alors de
réserver des hôtels ou de commander des repas. Difficile de monter un budget
prévisionnel, sans pouvoir estimer les recettes. Après un an de fonctionnement, les
fausses rumeurs sont éteintes et la pénurie d'organisateurs semble endiguée.
L'affaire est rentable ! Pour preuve, un témoignage éloquent : Jean-Pierre
Molenda (Le Creusot) - "C’est une
épreuve très rentable à condition d’être bien organisé. Pour la réussir, il
faut une seule salle de 32 tables, 60 bénévoles disponibles du jeudi au
dimanche, proposer une grande diversité de plats (cuisine rapide et
conviviale). Nous avons demandé un tour pour l’an prochain. Nous allons
améliorer trois postes : le recrutement de nos arbitres régionaux ; la
sécurité de la salle et la desserte entre la gare TGV et la salle (ndlr
: lié à un problème local)."
Et puis d'autres critiques : Entendu à Saint-Laurent-Blangy,
deuxième club formateur de la
ligue Nord-Pas de Calais : Le coût : "La nouvelle formule nous coûte 2 000 euros de plus qu’avant. Si nos
jeunes avaient participé à tous les tours, cela nous aurait coûté deux fois
plus cher." La sélection
: "Le mode d’accession à la
Nationale est injuste parce qu’il repose sur un manque d’objectivité. C’est le
CTR qui propose et le DTN qui valide."
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