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Le bilan du stage en Chine

Publié le : 04/02/2016
Modifié le : 04/02/2016

Joé Seyfried et Léo De Nodrest rentrent aujourd’hui d’un stage de 28 jours au cœur d’un regroupement national chinois. En immersion dans le quotidien des jeunes Chinois, David Johnston, entraîneur de l’équipe de France juniors à l’Insep, revient sur cette expérience exceptionnelle.

Le contexte

C’était un stage de 40 jours en compagnie des 20 joueurs de l’équipe nationale B juniors de Chine auxquels venaient s’ajouter des joueurs issus des provinces chinoises. Nous sommes restés 28 jours sur les 40 jours du stage. En termes d’effectifs, il y avait 89 joueurs au total : 85 joueurs chinois, 2 Hongkongais et donc 2 Français. Des chiffres qui prouvent que notre présence est un peu exceptionnelle. Le complexe est incroyable : c’est un hôtel qui regroupe une salle d’entraînement de 45 tables, un spa, un restaurant, les chambres des joueurs et même un musée sur l’histoire du ping chinois. Des photos de ping décorent les murs de chacune des pièces. On sent une vraie fierté pour l’établissement de recevoir l’équipe nationale de Chine.

L’organisation des journées

Le rythme est élevé, comme nous pouvons aussi avoir un rythme élevé sur les stages en France. Le volume d’entraînement est assez important mais les joueurs s’en rajoutent. Au-delà des séances collectives organisées tous les jours (8h45 – 12h et 15h – 18h15), la plupart des joueurs viennent avant faire du panier de balles, du service, de la remise, etc. J’ai été marqué par leur faculté à ne rien laisser au hasard. L’organisation est ficelée, tout est affiché à l’avance que ce soit les paires d’entraînement, les exercices...Il n’y a aucun temps mort dans la journée, la hiérarchie est bien claire. Tout est linéaire, fluide, très discipliné. L’ambiance d’une salle de ping de 45 tables, c’est vraiment une expérience exceptionnelle !

L’entraînement des Chinois

J’ai vu beaucoup de similitudes dans la façon d’entraîner avec ce que Hua propose à l’Insep. Les exercices sont sensiblement les mêmes, Hua calque un peu ce qui est fait en Chine à l'Insep donc je n’ai pas été surpris par les exercices. Ce qui m’a interpellé, c’est la discipline, la rigueur, le volume, le plaisir de jouer. Les joueurs ont l’air d’avoir une vraie connaissance de leur jeu, ils sont acteurs. En terme de niveau, Joé n’est pas si loin que ça mais il est loin quand même. C’est un peu le même sentiment qu’après les Mondiaux juniors où nous les avions un peu accrochés en étant malgré tout assez loin d’eux. La plus grosse différence, c’est la rigueur. Le service est toujours bien placé, régulier, stable. Aucun point n’est donné, il n'y a pas de démarrages loupés, pas de services qui sortent... Leur rigueur au quotidien et la concurrence font qu’ils sont plus forts au bout.

Le stage de Joé Seyfried et Léo De Nodrest

Joé Seyfried et Léo De Nodrest ont fait un stage en deux temps. Un premier temps d’acclimatation pour prendre le rythme, gérer la fatigue, le décalage horaire et puis une deuxième partie de stage pour vraiment profiter de l’environnement, écouter les conseils techniques, prendre de l’expérience. Ils se rendent compte de la chance qu’ils ont de pouvoir participer à un stage comme ça. Ce sont peut-être les jours les plus importants de l’année pour emmagasiner de l’expérience. Malgré la barrière de la langue, le fait de jouer contre les Chinois, de les observer, permet à Joé et Léo d’en apprendre un peu plus. La présence de Han Hua sur place facilite aussi beaucoup les échanges. Joé regarde beaucoup ce qui se passe autour, l’aspect tactique. Découvrir l’exigence du très haut niveau, c’était bien pour eux. Ils ont participé à un TOP 22. C’est une expérience extraordinaire de jouer 21 matchs de ce niveau. C’était dur dans la tête, mais ça leur servira pour surmonter les difficultés qu’ils rencontreront dans le futur.