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G. Dusseaux / D. Fache : "Dans une bonne dynamique"

Publié le : 04/01/2018
Modifié le : 04/01/2018

Le Kindarena de Rouen accueillera les championnats de France seniors du 2 au 4 mars 2018. A deux mois du coup d’envoi, Guy Dusseaux, Président de la ligue de Normandie de tennis de table, et Dominique Fache, président du SPO Rouen tennis de table, co-organisateurs de l’événement, font le point sur les préparatifs.

Pourquoi les Championnats de France à Rouen ?

Guy Dusseaux : C’est un souhait de la ligue de Haute Normandie de tennis de table qui date de quelques années : le Kindarena a été inauguré en septembre 2012 et c’est le tennis de table qui avait « essuyé les plâtres » en organisant la rencontre internationale France-Suède qui avait connu un vif succès, puisque nous avions refusé du monde dans la salle 1000. Les dirigeants fédéraux présents à cette occasion avaient alors loué la qualité de l’outil, d’autant qu’il n’était pas loin de Paris, et nous avaient incités à candidater pour l’organisation des Championnats de France, ce que nous avons fait à l’unanimité de la nouvelle Ligue de Normandie. Nous avons eu la chance d’être les heureux élus.

Et vous vous êtes associés avec le SPO Rouen tennis de table pour l’organisation, un choix logique ?

Guy Dusseaux : Oui, nous avons en effet souhaité faire ce partenariat avec le SPO Rouen qui est le club phare de l’agglomération rouennaise en ce qui concerne les masculins. Il s’appuie en plus sur 28 clubs métropolitains et c’est le club résident du Kindarena. Pour nous, c’était une belle opportunité de collaborer ensemble, d’autant qu’au vu des bons résultats du début de saison du SPO Rouen, une vraie dynamique s’est installée dans la salle 1000, déjà bien remplie pour un milieu de saison sportive. C’est une très bonne base et on espère faire beaucoup mieux avec la salle 6000 à l’occasion des Championnats de France. Nous mettons en tout cas tout en œuvre pour que ce soit une pleine réussite. 

Dominique Fache : Comme nous sommes depuis septembre le club résident du  Kindarena, l’idée a germé au sein du SPO Rouen tennis de table de s’associer avec  la ligue de Normandie pour l’organisation. Depuis, nous montons doucement en  puissance et aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes bien avancés en termes d’organisation, nous sommes dans une  bonne dynamique. La dernière ligne droite va forcément être serrée, mais, que ce soit le club ou la ligue, nous sommes habitués à  organiser ce type de compétition, nous allons gérer au mieux.

Dans quelle configuration sera le Kindarena ?

Dominique Fache : La salle 1000, que nous utilisons en Pro A, servira de salle d’échauffement, avec douze tables. La salle  principale accueillera les compétitions, avec 9-10 tables. Le Kindarena, c’est 15 000 m² au sol, il y a de la place, on a tout ce qu’il  faut pour faire une superbe épreuve.

Guy Dusseaux : Le Kindarena est vraiment un magnifique outil. Les responsables de la Fédération qui n’étaient pas venus en 2012  l’ont découvert début novembre dernier, ils ont été absolument emballés par cette enceinte.

Quels sont vos objectifs en termes de billetterie ?

Guy Dusseaux : La billetterie est lancée cette semaine. Le Kindarena fait 6 000 places, nous n’avons pas l’ambition de remplir la  salle en milieu de vacances scolaires, mais si sur les trois jours, nous pouvions atteindre 8000 à 10 000 spectateurs, nous serions  très heureux.

Dominique Fache : Nous avions réuni 8 000 personnes en juin dernier à l’extérieur du Kindarena pour le Ping Tour, nous espérons  faire au moins aussi bien pour les championnats de France. Ce ne sera peut-être pas le même public dans la mesure où le Ping Tour s’adresse à un public plus large, mais ce sont des championnats de France extrêmement relevés. Nous souhaitons évidemment faire venir les pongistes, mais pas seulement, nous voulons aussi ouvrir la compétition au grand public.

Quels moyens de communication mettez-vous en place pour faire la promotion de ces championnats de France ?

Dominique Fache : La communication est assurée par Julien Georges, le coordinateur de l’épreuve, par ailleurs chargé de mission pour le projet « Pro » au sein du club. C’est un professionnel, il a l’habitude des communications un peu originales, nous allons essayer de créer l’événement, en essayant de prendre ce qu’il y a de mieux dans ce qui a été fait dans d’autres disciplines que le tennis de table, nous avons beaucoup à apprendre des autres.

Guy Dusseaux : Julien Georges a effectivement fait ses preuves avec le SPO Rouen, nous nous appuyons sur son expertise et sa connaissance du réseau rouennais pour travailler ensemble sur ces championnats de France, en partenariat bien évidemment avec le service communication de la Fédération. Nous souhaitons offrir un vrai show aux spectateurs, avec de la musique, des surprises, il faut que les gens viennent passer un bon moment, pas seulement voir du tennis de table.

Combien de personnes sont mobilisées sur l’événement ?

Guy Dusseaux : Nous oscillons entre 70 et 100 bénévoles mobilisés pour parfaire l’organisation. Nous avons bien avancé sur les différentes commissions : matériel, accueil, administration, live-scoring, billetterie, soutien aux athlètes, relations presse, commission médicale, hospitalités…

Dominique Fache : Parmi ces bénévoles, il y a un peu tous les profils : lors du Ping Tour, pas mal de gens étaient venus nous aider, beaucoup sont revenus. La plupart sont des pongistes venus des clubs de la Métropole et même au-delà, il y a en plus des personnes qui sont en dehors de l’univers du tennis de table mais ont souhaité être associées à l’organisation.

Pour finir, Dominique Fache, pouvez-vous nous parler du début de saison de Rouen, promu en Pro A ?

Dominique Fache : C’est une saison pour l’instant un peu contrastée, avec une copie quasiment parfaite au Kindarena, puisque nous avons gagné trois fois 3-0 et une fois 3-1, le tout devant 700 personnes de moyenne alors que nous n’avons pas encore joué les plus grosses cylindrées. A l’extérieur en revanche, nous avons bien marché à Hennebont (victoire 3-1), mais nous avons perdu trois fois 3-0 sur les autres matchs. Vu que tous les points comptent, ça nous pénalise un peu au classement. L’objectif est de finir dans le top 5, nous sommes sixièmes actuellement alors que nous n’avons pas encore fini les matchs allers. Nous pourrions mieux faire, je pense que sur le papier, nous avons une équipe qui vaut un peu mieux que la sixième place, mais nous sommes dans les temps.

Vous le disiez, le public normand répond présent…

Dominique Fache : Oui et sur le dernier match, on a encore une petite montée en puissance. L’objectif est de faire d’ici la fin de la saison un ou deux guichets fermés dans la salle 1 000. Le modèle est un peu le hockey-sur-glace à Rouen : ils ont mis un peu de temps à s’installer, mais maintenant, ils jouent à guichets fermés tout le temps, ils ont 2 500 personnes à chaque match. Nous, c’est moins ambitieux, c’est 1000, mais je pense que si on arrive à créer une bonne dynamique, il n’y a pas de raison qu’on n’y parvienne pas.