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S. Plaisant : « Comme une réunion de famille »

Publié le : 05/04/2018
Modifié le : 05/04/2018

Après deux titres de championne de France en seniors (1995 et 1997), Sylvie Plaisant, 45 ans, continue de pratiquer le tennis de table, avec succès, puisqu’elle a remporté le week-end dernier trois titres lors des Championnats de France vétérans de Saint-Julien-de-Concelles en V1. Parallèlement, l’intéressée, fonctionnaire de police, fait partie du comité d’organisation de la Coupe du Monde 2018 à Disneyland-Paris, en charge de la sécurité.

Comment avez-vous vécu ces Championnats de France vétérans ?

Dans l’ensemble, ça s’est bien passé, avec ces trois nouveaux titres : en  simple, j’ai une petite marge sur les autres, j’ai un meilleur classement, donc ça a été, même si rien n’est jamais gagné d’avance. Je pense que ce n’est pas cette compétition où j’ai le mieux joué, mais j’ai su serrer le jeu quand il fallait et c’est passé. J’étais plus inquiète sur le double dames, mais en fait, c’est peut-être la finale que nous avons gagnée le plus facilement.

Ces titres ont-ils une valeur importante à vos yeux ?

Je suis contente de les gagner, mais en fait, ce que je retiens avant tout, c’est que c’est une compétition que j’aime beaucoup. Il y a certes l’aspect sportif, mais c’est surtout un grand moment de convivialité entre toutes les catégories, j’aime beaucoup l’ambiance de ces Championnats de France. Il y a vraiment un très bon esprit, tout le monde se salue, se parle, c’est un peu comme une réunion de famille. C’est aussi l’occasion de retrouver des filles avec qui j’ai joué. Par exemple, ma partenaire de double (Sophie Gapaillard), je la connais depuis les juniors. Pour la plupart, nous nous étions perdues de vue après nos carrières respectives, le fait de jouer ces Championnats de France vétérans permet de retrouver des joueuses qu’on a côtoyées quand nous étions plus jeunes. Donc l’enjeu sportif est forcément moins important, et si j’y vais, c’est aussi parce que mes parents y participent. Il y a quelques années, je leur avais dit que quand j’aurai 40 ans, j’irai jouer ces Championnats de France avec eux, c’est le cas, tous les ans, j’y vais avec eux.

Et quels ont été leurs résultats ?

Cette année, ma mère, qui est en V4, n’a pas joué, parce qu’elle s’était cassé un os au bassin, mon père a joué en V5, il a décroché une médaille de bronze en double mixte !

Vous continuez à jouer en club, est-ce important pour votre équilibre ?

Oui, je joue toujours, à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, en Nationale 1, je m’entraîne deux fois par semaine en région parisienne et je joue de temps en temps les matchs le week-end. Comme nous sommes assez nombreuses dans l’équipe, nous tournons pour que chaque joueuse puisse faire le même nombre de matchs, nous sommes une bonne bande de copines, nous nous entendons très bien, j’y trouve largement mon compte. Cette saison, nous avons fini la première phase à la première place, nous sommes toujours premières sur la deuxième phase. Si je continue, c’est que je prends toujours autant de plaisir. Comme tout le monde, j’ai connu des hauts et des bas, mais j’ai adapté mon jeu un peu différemment, je prends même plus de plaisir à l’entraînement. Je continue aussi parce que je pense que la compétition me manquerait quand même si je n’en faisais plus.

Bordeaux accueillera en 2020 les Championnats du monde vétérans, est-ce un objectif que vous avez coché dans votre agenda ?

Oui, bien sûr, je compte bien les faire. J’avais fait mes premiers Championnats du monde vétérans à Alicante il y a deux ans, j’avais fait médaille d’argent, j’ai ensuite eu la médaille de bronze l’année dernière aux Championnats d’Europe, cette année, je ne vais pas aux Championnats du monde de Las Vegas, car j’essaie de ménager mon dos, mais je compte bien tout faire pour participer aux Championnats du monde à Bordeaux, je vais essayer d’aller chercher le titre, même si je ne serai pas la seule !

De par votre métier (elle travaille au Groupe d’Intervention et de Protection à l’Ecole de Police de Paris), vous faites partie du comité d’organisation de la Coupe du monde 2018 à Disneyland Paris, quel est votre rôle ?

Je suis responsable de la sécurité. J’aurai un groupe sous ma responsabilité d’environ 25 personnes pour m’occuper de toute la sécurité aux entrées et dans la salle en cas de souci, j’ai déjà eu une première expérience sur la Coupe du monde en 2011. En général, dans le tennis de table, il n’y a pas de problème, mais il faut être prêt à intervenir dans tous les cas de figure possibles.

Aurez-vous le temps de profiter de la compétition ?

J’espère, mais je me rappelle que lors de la dernière Coupe du monde à Paris, je n’ai pas vu grand-chose, à force de courir à droite à gauche, de faire le tour des collègues pour voir si tout se passait bien, c’est compliqué de voir beaucoup de matchs et je ne suis pas là pour ça. Mais je serai contente de participer à ma façon à ce qui sera une belle fête.

En résumé, le tennis de table semble une passion intacte pour vous ?

Oui, tout à fait. D’ailleurs, le week-end, quand je rentre en Normandie chez mes parents, je passe toujours dans la salle pour aller voir les anciens de mon club, taper un peu la balle avec eux, c’est un univers qui me plaît toujours autant.