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C. Chantereau : « La CAGID est là pour aider les comités »

Publié le : 19/04/2018
Modifié le : 19/04/2018

Créée pour assister les Ligues et les Comités dans leur gestion financière, la CAGID (Commission d'Aide et de Gestion des Instances Déconcentrées), nous est présentée par son président, Claude Chantereau.

Claude, à quand remonte la création de la CAGID ?

Cette commission a été créée en novembre dernier. C’était une demande spécifique du président, Christian Palierne, compte tenu de certaines expériences, et notamment celle d’un Comité de Haute-Loire qui était tombé en cessation de paiement. Il y avait aussi eu d’autres demandes de certains comités et de certaines ligues qui sollicitaient des aides auprès de la Fédération au sujet de leur trésorerie. C’est pour maîtriser cela que la CAGID a été créée.

Quelle est sa composition ?

Nous sommes quatre dans cette Commission, moi-même, Claude Chantereau, président de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes, Patrick Beaussart, président de la Ligue Île-de-France, Hadrien Raulet, qui n’est pas élu mais qui est un excellent financier, et enfin Kévin Vanlioglu, le trésorier de la Fédération. Nous nous sommes partagé les douze ligues en quatre, ainsi que les différents comités, en tenant compte de nos différents mandats respectifs. Par exemple, en tant que président de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes, je n’analyse pas les comptes de ses comités. 

Quelle est votre approche ?

J’ai dit d’entrée qu’il fallait faire preuve de beaucoup de prudence. Nous devons y aller doucement, ne pas brusquer les gens. Il ne faut pas froisser les comités, ils ne doivent pas penser que nous sommes là pour les « fliquer ». Ce n’est pas du tout l’objet de la Commission. Nous sommes au contraire là pour leur amener quelque chose, les aider.  Notre objectif est de récupérer toutes les données financières des ligues et des comités, ce qui est obligatoire selon le règlement de la Fédération, mais qui est très peu fait en réalité, surtout au niveau des comités. Nous devons ensuite essayer de faire parler les chiffres avec une moulinette que l’on a préparée et qui va nous donner certains ratios, puis comparer les comités. Cette comparaison que nous allons restituer n’a pas pour but de stigmatiser certains, mais c’est pour amener certaines questions. Ensuite, nous avons prévu de retourner ces informations aux comités, mais par l’intermédiaire des ligues, que l’on n’a pas l’intention de court-circuiter.

Où en êtes-vous dans ce travail ?

Nous avons reçu environ 50% des informations des comités, ce qui n’est pas mal. Mais certains comités manquaient d’information, notre existence n’était pas connue auprès d’eux. Certaines ligues avaient fait passer le message, d’autres non. J’ai proposé d’envoyer un courrier aux comités, signé par le Président. Ce courrier est daté du 12 avril, les comités l’ont reçu ou vont le recevoir très prochainement. Cela permet de reconnaître la légitimité de la Commission. Nous allons nous appuyer là-dessus pour accélérer le retour des informations.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées jusqu’ici ?

Le premier constat que l’on a fait, c’est que certaines présentations financières sont un peu farfelues. Mais on doit faire attention à la taille des comités. On ne peut pas parler de la même façon d’un comité important ou d’une ligue, que d’un comité de 150 ou 250 licenciés. On ne demandera pas la même chose à tous les comités. On a bien vu cela dans les états financiers. Il faut normalement le compte de résultat, le compte d’exploitation et le bilan. Le bilan est souvent absent. Moi-même dans ma ligue, les petits comités ne font pas de bilan. C’est l’une des priorités, on va avoir un travail de formation à ce niveau-là. On a vu aussi que pour les arrêtés comptables, au lieu que ce soit fait en juin ou en décembre, certains comités le faisait en avril, ou en mai. On va demander l’harmonisation des comptes sur le plan comptable officiel, qui n’est pas utilisé par tout le monde.

Avez-vous surmonté d’autres obstacles ?

On a remarqué qu’il y avait parfois un manque de gouvernance. Chaque comité a pris son autonomie, en quelque sorte, et je crois que Christian Palierne l’a vraiment compris. La Fédération doit reprendre son rôle, c’est le moteur. Le meilleur exemple pour illustrer cela, c’est le prix des licences. Christian Palierne a lancé un chantier là-dessus, pour créer un coût unique de la licence. Une commission a été créée pour cela. Par exemple, dans ma ligue, j’ai dix comités. Le prix de la licence, c’est trois parts, la part fédérale, la part de la ligue, la part du comité. Et chacun fait ce qu’il veut sur sa part. Normalement, on détermine notre part en fonction des actions qu’on veut mettre en place. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé partout. Certains ont beaucoup économisé, ont beaucoup d’argent, placé sur des comptes en banque. C’est une anomalie. Certains comités ont fait une gestion de « bon père de famille », mais ce n’est pas exactement cela. J’ai l’exemple d’un comité qui prend une part plus importante que les autres, qui n’a aucun salarié, qui ne mène aucune action, et qui déclare des bénéfices tous les ans. C’est une aberration totale. La CAGID, là aussi, doit jouer son rôle. Il faudrait harmoniser le prix des licences.

Que souhaitez-vous faire par la suite ?

J’aimerais bien organiser une réunion dans les ligues, avec l’ensemble des trésoriers de chaque ligue, pour leur expliquer ce qu’on veut faire, comprendre un peu leurs problèmes, et surtout être près d’eux. Je vais proposer cela. Chacun d’entre nous, on ira voir nos ligues.

A terme, on parle de la création d’un fonds d’investissement fédéral ?

C’est une idée de Kevin Vanlioglu. C’est un fonds qui serait alimenté par des versements des ligues et des comités, pour amener une certaine souplesse au niveau de la Fédération. Si par exemple une des ligues a des soucis de trésorerie, la Fédération pourra lui venir en aide.