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J. Quessette : «C'est inespéré»

Publié le : 17/05/2018
Modifié le : 17/05/2018

Pour la première fois de son histoire, Poitiers est devenu mardi champion de France de Pro A féminine suite à sa victoire lors de l’ultime journée sur Joué-lès-Tours (3-0). Une grosse satisfaction pour le co-président du TTACC 86, Jérôme Quessette, qui pense d’ores et déjà à l’avenir d’un club qui pourrait découvrir l’Europe…
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Racontez-nous comment vous avez vécu cette soirée de mardi…

Cela a été une soirée formidable avec un dénouement très heureux pour nous dans une salle bondée. Il y avait plus de 350 personnes pour assister à ce merveilleux spectacle. Les filles étaient un peu sous tension au début, c’est normal. On ne se faisait a priori pas trop de soucis pour le premier match de Jia Nan (Yuan) contre Claire Picard, n°133, mais cette tension explique sans doute qu’elle ait perdu le premier set ; après, une fois qu’elle est entrée dans son match, ça s’est passé sans souci. Ensuite, on a eu une superbe partie entre Eva Odorova et Irina Ciobanu (3-1), avec de beaux échanges, des points serrés, qui s’est finalement très bien terminée pour Eva. Du coup, la rencontre était pliée, on savait qu’il nous fallait deux points minimum pour être champion de France, parce que, à égalité de points avec Lille, on était devant au goal-average. Après la pause, ça a été la cerise sur le gâteau avec la victoire de Yuan (Zheng) sur Nolwenn Fort. La fin de la soirée a été festive, avec un tour d’honneur des filles, devant tous nos partenaires institutionnels et autres qui étaient là. C’était une belle soirée.

Ce titre est-il une surprise pour le TTACC ?

Oui, parce que nous ne visions pas le titre au début de la saison. Nos objectifs, sachant qu’on avait fait deux fois troisièmes les deux saisons précédentes, c’était de faire au moins aussi bien mais on n’envisageait pas forcément le titre tout de suite. Au regard des équipes adverses, on ne se voyait pas forcément sur la plus haute marche. Le titre est finalement devenu un objectif au fur et à mesure de la saison, nous avons commencé à y croire après nos victoires sur Etival et Metz. On s’est dit à ce moment-là que tous les voyants étaient au vert et qu’autant aller jusqu’au bout ! A l’arrivée, c’est une très belle satisfaction pour le club.

Une belle satisfaction pour un club jeune, qui a finalement vite progressé…

Oui, le club a douze ans, puisqu’il est né de la fusion de trois clubs sur Poitiers, l’ASPTT Poitiers, le CEP de Poitiers et le CCL de Fontaine Le Comte. Nous avons uni nos efforts pour en faire le plus grand club de la Vienne et de la Nouvelle Aquitaine en ce qui concerne les féminines. Et c’est vrai que nous avons eu une accession assez rapide de la Nationale 1 à la PRO B, puis en PRO A. Nous sommes redescendus une année puis remontés tout de suite après, et là, au bout de trois ans, nous nous retrouvons champions de France. C’est inespéré !

La suite, c’est quoi ? La Coupe d’Europe ?

Nous avons fait un gros appel à nos partenaires institutionnels pour nous aider à participer à la Coupe d’Europe, parce que cela fait un budget supplémentaire à prévoir de l’ordre de 30-35 000 euros, sachant qu’il faut recruter une joueuse en plus pour avoir cinq joueuses et pouvoir ainsi toujours aligner une équipe compétitive si certaines sont indisponibles. On va en tout cas essayer de tout mettre en œuvre pour y participer la saison prochaine. Le message est passé, nous allons rencontrer nos institutions très prochainement, en espérant un dénouement heureux, parce que la Coupe d’Europe serait une nouvelle belle aventure pour le club. Après, Ligue des champions ou ETTU Cup, cela dépendra du nombre de points de nos meilleures joueuses.

Quelles joueuses défendront les couleurs de Poitiers la saison prochaine ?

Les trois joueuses qui ont contribué au titre (Jia Nan Yuan, Yuan Zheng et Eva Odorova) ont resigné, donc nous repartons sur la même équipe. C’est d’ailleurs la même depuis trois ans. Cette stabilité est importante pour nous, parce que leur expérience et leur cohésion nous ont parfois permis de surmonter des moments difficiles. Pour les autres, nous sommes en cours de signature pour recruter une nouvelle joueuse. Le profil est celui d’une jeune Française à potentiel, dans les 40-50, pourquoi pas internationale, à qui nous proposons un vrai projet sportif pour qu’elle devienne à terme titulaire dans notre équipe. Nous communiquerons bientôt sur le sujet. Nous avons également toujours dans notre effectif Marie Migot, licenciée chez nous mais qui ne joue pas en PRO puisqu’elle joue aussi en Allemagne. On espère pouvoir aussi l’intégrer dans cette équipe.

L’encadrement restera-t-il le même ?

Oui. Laure Le Mallet nous a rejoints cette saison, elle reste avec nous en tant qu’entraîneure principale du club et coach de la Pro A, et heureusement, parce qu’il n’y a aucune raison de ne pas la garder. C’est aussi elle qui est à l’origine de ce nouveau souffle. La mayonnaise a bien pris avec les joueuses, elles s’entendent bien.

La saison prochaine, Poitiers sera donc l’équipe à battre en PRO A…

Oui, on va défendre notre titre. C’est déjà génial d’être arrivé au sommet, mais le plus dur va être d’y rester.