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Benoît Glorieux : « Un challenge énorme »

Publié le : 05/07/2018
Modifié le : 05/07/2018

Les Championnats du Monde vétérans 2018 se sont déroulés du 18 au 24 juin à Las Vegas, l’occasion pour les organisateurs de l’édition 2020, qui aura lieu à Bordeaux (8-14 juin), de se rendre sur place à la fois pour promouvoir l’événement, mais aussi pour prendre la mesure d’une compétition qui accueille 4000 passionnés. Le point avec Benoît Glorieux, membre du comité d’organisation.

Quel était l’enjeu de votre déplacement à Las Vegas ?

Pour reprendre la genèse de l’histoire, nous avons obtenu l’organisation des Championnats du Monde vétérans en Chine, en 2015. Un an plus tard, nous avons participé avec plusieurs joueurs de la ligue Nouvelle-Aquitaine aux Championnats du Monde à Alicante pour voir comment cela se passait en tant que joueurs, et cette fois, à Las Vegas, nous y avons été avec une délégation officielle de la ligue Nouvelle-Aquitaine, mais également Claude Bergeret, représentant la Fédération, et Isabelle Vaugelade, de l’Office du tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole. Notre objectif était double : faire la promotion de notre événement en 2020 vis-à-vis des joueurs et voir en interne comment les organisateurs fonctionnaient.

Parlons de la promotion en premier lieu : avez-vous senti les pongistes attirés par le fait de venir à Bordeaux ?

Plus qu’attirés, oui ! Nous avions préparé plein d’arguments pour inciter les gens à venir à Bordeaux, nombreux étaient ceux qui avaient déjà pris la décision de venir et avaient intégré les Championnats du Monde 2020 à leur programme. Nous avions un stand que nous avions décoré avec de très belles photos pour mettre en avant les vignobles, les châteaux, Bordeaux Centre, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, avec le Miroir d’eau, Arcachon… La présence de l’Office du tourisme était à ce titre très pertinente. Et nous nous sommes rendus compte que certes, le tennis de table est un bon prétexte, mais ce qui attire en premier lieu est le fait de passer une semaine de vacances dans une ville et une région qui font partie des plus connues en France chez les étrangers, particulièrement les asiatiques qui connaissent tous Bordeaux. A l’arrivée, nous avons eu des centaines de contacts de personnes qui nous ont demandé des renseignements pour connaître les lieux de compétition, les possibilités d’hébergement, les programmes touristiques avant et après…

Vous avez aussi été sollicités par des bénévoles…

Oui, nous avons pris beaucoup de contacts auprès de volontaires et d’arbitres désireux de venir à Bordeaux. C’est très appréciable, parce qu’il y avait forcément des personnes ayant des connaissances multi-linguistiques, dont nous aurons besoin pour l’organisation. Il faut savoir que nous aurons environ 300 bénévoles que nous prendrons en charge entièrement sur Bordeaux (logement, nourriture, transport local), ils viennent en revanche par leurs propres moyens, beaucoup sont prêts à le faire. La dynamique a été très positive.

En tant qu’observateurs de l’organisation américaine, qu’avez-vous appris ?

Nous avons eu confirmation que c’est une énorme organisation. Sur le papier, tout paraît simple, c’est comme un gros tournoi, sauf que ce n’est pas une centaine de joueurs, mais 4000 ! A tous les niveaux, inscriptions, hébergement, nourriture, transports, sécurité, matériel, gestion des bénévoles, partenariats, cela demande des compétences professionnelles. Nous avons bien pris la mesure de l’investissement très important que cela nécessitera de notre part pour être à la hauteur. Nous allons d’ailleurs passer du temps cet été à définir toutes les grandes lignes et mettre les personnes compétentes à chaque tête de ligne, soit bénévoles si nous avons les compétences en interne, soit en sous-traitant à des professionnels si nous ne savons pas faire.

Aujourd’hui, comment êtes-vous structurés au niveau de l’organisation ?

Pour le moment, nous sommes une petite équipe de huit personnes de la ligue Nouvelle-Aquitaine, plus Claude Bergeret, de la FFFTT. Nous avons des compétences dans divers domaines, hébergement, avec déjà 1200 chambres réservées au groupe AccorHotels, informatique, événementiel, comptabilité, avec notamment une expert-comptable bénévole qui va être capable de gérer un budget de 1,5 million d’euros. Nous avons tous des « spécialités », mais nous n’avons pas encore chacun des tâches précise. Nous finaliserons notre organigramme cet été, avant de lancer un appel à bénévoles début 2019. C’est un plaisir énorme pour nous tous de faire ça, mais également un challenge énorme.

A deux ans du coup d’envoi, êtes-vous dans les temps et quelles sont les autres grandes échéances à venir ?

L’avantage, c’est que nous avons obtenu l’organisation tôt, en 2015, ce qui nous a donné cinq ans pour travailler. L’année 2018-2019 va être axée en partie sur la finalisation de nos relations institutionnelles avec la mairie de Bordeaux, la Métropole, le département, la région, le CNDS, la FFFT et la Fédération internationale. Nous allons aussi consacrer du temps aux recherches de partenariats privés, pongistes et extra-pongistes, l’objectif étant que tout soit bien calé en décembre 2019.

Vous avez assisté à deux éditions des Jeux Vétérans, pouvez-vous nous parler de l’esprit de cette compétition ?

Pour beaucoup de joueurs, c’est un rendez-vous incontournable, ils sont contents de se revoir tous les deux ans ou plus, car certains disputent aussi les championnats continentaux. C’est une compétition à l’esprit très particulier, ce n’est pas du tout protocolaire, il y a beaucoup d’échanges entre joueurs, spectateurs, bénévoles, organisateurs, il y a une convivialité extraordinaire. A Las Vegas, il y avait aussi quelques stars qui attiraient beaucoup de monde, comme Jörgen Persson ou Jörg Rosskopf, c’était très bon enfant et ils se sont prêtés au jeu, c’était vraiment très sympa. D’ailleurs, nous, à Bordeaux, nous aurons Jacques Secrétin, nous compterons sur lui pour donner du dynamisme à notre événement.