Site officiel

A lire en ce moment dans Ping Pong Mag

Ping Pong Mag, la revue officielle de la Fédération Française de Tennis de Table, vous propose de retrouver, tous les deux mois : des interviews des championnes et champions, des reportages, les dernières actualités. Et aussi, dans chaque numéro, la présentation d'un club, une double page sur l'organisation des championnats d'Europe par équipes et un poster. 68 pages dédiées au tennis de table français et mondial.

DEUX NOUVELLES RUBRIQUES !
"A suivre" remplace la « Rétro » par une présentation des compétitions à ne pas rater dans les deux mois à venir. Rubrique plus prospective.
" A table" substitue « Que sont-ils devenus ? » par une interview d’un(e) pongiste avec des questions un peu plus fantaisistes pour apprendre à mieux connaître la personne.

Voir les formules d'abonnement

#EVENEMENT
LES CHAMPIONNATS DE FRANCE SENIORS AU MANS

LE MEILLEUR POUR LA FIN

Pour leur première édition au Mans, les championnats de France ont réservé leur lot de surprises et de révélations. Carole Grundisch et Emmanuel Lebesson sont chacun repartis avec deux titres en double. Mais Yuan Jia Nan et Can Akkuzu ont marqué la compétition de leur empreinte en sortant victorieux des deux simples.

Au milieu de l’automobile, du basket et du football, le tennis de table a réussi à gagner le cœur du public à Antarès, antre du club de Pro A du Mans Sarthe Basket. Plantée entre le mythique circuit des 24 Heures et la MMArena construite pour la Ligue 1 de football, la salle des championnats de France 2019 s’est transformée en véritable chaudron pendant trois journées d’une compétition qui a rassemblé près de 8 000 spectateurs.

En présence du gratin tricolore au complet, cette 89e édition n’a manqué ni de spectacle, ni de surprises. À commencer par la folle épopée du Niçois Jérémy Petiot, tête de série numéro 21, qui a successivement écarté Abdel Kader Salifou, Joé Seyfried, puis Alexandre Robinot, le tenant du titre, pour s’inviter dans le dernier carré. « Je n’y croyais pas vraiment. Mon objectif était de sortir des poules et de passer un tour, confié le joueur du Cavigal en N1 et du Sokah Hoboken en première division belge. Je m’entraîne moins depuis que je suis papa, j’ai pris du poids... Du coup, j’ai joué relâché et ç’a payé ! » Devant sa compagne et son fils, le « petit poucet » du tournoi a toutefois atteint ses limites en demi-finale face à un Can Akkuzu qui avait, quant à lui, laissé peu de place au hasard...

LE FESTIVAL DE CAN

Passé à un point de la finale l’an dernier, le joueur de Pontoise-Cergy était en quête de revanche. Opposé dès le deuxième tour à Emmanuel Lebesson, la valeur montante du tennis de table tricolore n’a pas tremblé pour l’emporter face au champion d’Europe 2016, au terme de sept manches très disputées. Ni contre Alexandre Cassin en quarts, écarté 4-2. À ce stade de la compétition, le tableau de Can Akkuzu s’était d’ailleurs bien dégagé, après l’élimination prématurée de Simon Gauzy, favori logique. Accroché par le jeune Esteban Dorr au premier tour, le Toulousain a disparu en cinq sets dès le match suivant face à Antoine Hachard, 25 ans, peu attendu à un tel niveau. Au lendemain de ce coup de tonnerre, le joueur de Caen en Pro B, qui se prépare au Danemark, a même enchaîné par une victoire difficile sur Tristan Flore (4-3), pour gagner le droit de disputer sa première finale nationale. Mais après avoir inquiété Can Akkuzu pendant deux sets et demi, Antoine Hachard n’a pas su réagir au changement de rythme opéré par son adversaire. « À 2-0 / 6-2 pour Antoine, je jouais bien mais un peu trop sur le même rythme, explique le nouveau champion de France. Alors, j’ai essayé de jouer plus malin, avec des variations de coups rapides et lents qui l’ont fait déjouer. » Résultat : un succès en six sets synonyme de premier titre pour Can Akkazu. A bientôt 22 ans, il peut regarder l’avenir avec confiance.


 

#ENTRETIEN

YUAN JIA NAN

A 33 ans, la quadruple championne de France en simple a fait lentement son trou dans le ping français. Originaire de Chine, passée par Singapour, elle affiche un parcours atypique, mais avoue aujourd’hui un solide attachement à la France. Elle a même débuté cette année son aventure avec les Bleues sur le Pro Tour.

 MES DÉBUTS

"J’ai commencé le ping très jeune, à l’âge de 6 ans, dans ma ville natale de Zhengzhou, au centre de la Chine. Ma mère avait été joueuse professionnelle. Elle m’a appris le jeu, elle m’a formée. Très vite, j’ai rejoint le centre d’entraînement où elle s’occupait des jeunes de la ville. J’y allais tous les jours. Puis j’ai suivi un parcours assez classique dans le tennis de table chinois. J’ai été recrutée pour intégrer le centre régional d’entraînement, dans la province du Henan. L’étape suivante m’a amenée en équipe nationale juniors, celle des moins de 18 an. J’ai déménagé pour m’installer à Pékin. L’entraînement était très intense, au moins deux fois par jour, parfois trois séances quotidiennes. Les stages duraient deux à trois mois. Les compétitions étaient nombreuses. Mais ça marchait plutôt bien pour moi, car j’ai été acceptée en équipe de Chine seniors. Malheureusement, j’y suis restée seulement 10 mois. Pour continuer, il aurait fallu que je sois dans le top 5 ou 6 chinois. Je n’y étais pas. Je me suis retrouvée barrée. »

INTERMEDE A SINGAPOUR

« Après avoir quitté l’équipe de Chine, je me suis retrouvée un peu dans une impasse. J’étais encore jeune, je voulais poursuivre ma carrière au niveau international. En Chine, les portes étaient fermées. Alors, j’ai accepté une proposition de la fédération de tennis de table de Singapour. Ils m’ont sollicitée pour les rejoindre et jouer sous les couleurs du pays. L’expérience a été intéressante, mais elle s’est avérée plus compliquée que prévu. Au départ, il m’avait été dit qu’il faudrait une année pour obtenir la nationalité singapourienne et disputer les compétitions internationales. Mais les démarches ont été plus longues. Il m’aurait fallu attendre quatre ans. C’était beaucoup trop long. Je suis retournée en Chine. »

L’AVENIR

« J’ai eu 33 ans l’an passé, je joue en France au niveau professionnel depuis plus de 15 ans, mais je ne me projette pas encore vers mon avenir. Si j’ai la chance de pouvoir éviter les blessures sérieuses, je me vois bien continuer à jouer au ping le plus longtemps possible. Je n’ai jamais été réellement freinée par les blessures. Je n’ai pas subi la moindre opération, par exemple. Bien sûr, il m’arrive de ressentir parfois des douleurs, ou une certaine souffrance, mais jamais au point de devoir tout arrêter. Je m’accorde alors quelques jours de repos, une semaine si besoin, puis je reprends le chemin de la salle."


#CLUBS

THORIGNE FOUILLARD TT

Nouveau promu en Pro B, Thorigné-Fouillard aborde le monde professionnel en restant fidèle à ses valeurs et ses principes. Il joue la carte de la formation. Il fait confiance aux jeunes. Surtout, il cultive son identité bretonne.

Une précision, pour commencer. Elle est d’importance. Thorigné-Fouillard, 8 425 habitants au dernier recensement, près de 10 000 aujourd’hui, est située en Bretagne. En Ille-et-Vilaine. Elle compte parmi les 43 communes de la métropole de Rennes. Pour son club de tennis de table, Thorigné-Fouillard TT, une telle étiquette géographique est tout sauf anecdotique. Elle n’explique peut-être pas tout, mais certainement l’essentiel.

Le recrutement, d’abord. Pour son accession en Pro B, la première de son histoire, obtenue au terme de la dernière saison de N1, le club a joué la carte locale. Il a fait confiance à deux produits locaux, Jules Rolland et Rémi Menand, tous les deux formés sur place. Deux jeunots pleins d’avenir et de promesses. « Nous voulions monter avec nos jeunes », explique le président, Sébastien Thomas, un ancien prof d’EPS reconverti en chef d’établissement.

Le club a sollicité un autre joueur français au nom évocateur de ses racines bretonnes, Thomas Le Breton, natif de Saint-Brieuc, médaillé de bronze en simple aux championnats de France en 2015. Enfin, ses dirigeants ont attiré Thiago Monteiro, un Franco-Brésilien déjà passé par la Pro A. Sébastien Thomas confie : « Nous aurions aimé présenter une équipe 100% bretonne. Cela n’a pas été possible. Mais Thiago n’en est pas loin, il est installé à Argentan, dans l’Orne ». Un voisin, en somme.


#CONSEILS

A lire également dans Ping Pong Mag 34 :

- Décryptage : la formation à l'arbitrage
- Profil : Jean-Luc Habeck, nouveau Conseiller technique national
- Le cahier des ligues
- Euro 2019 :Camille Noblet, personnage clé du comité d'organisation
- A table : Patrick Chila
- Equipe de France : championnats du Monde individuels à Budapest
- A suivre

Et toujours le classement mondial, les brèves et l'agenda !

Informations

La Fédération Française de Tennis de Table publie, tous les deux mois, le magazine : Ping Pong Mag. Il est disponible au format numérique ou au format papier, à l'unité ou en abonnement.

Tarifs

Abonnement

  • Papier : 39 €
  • Numérique : 18 €
  • Papier + Numérique : 45 €

Au numéro

  • Papier : 8 €
  • Numérique : 3 €

Pour vous abonner ou acheter un numéro

Télécharger le bulletin d'abonnement

Rédaction

Directeur de la publication : Christian Palierne 
Directeur adjoint de la publication : Françoise Lapicque
Rédacteur en chef : Alain Mercier
Secrétaire de rédaction : Marion Foissotte - 01 53 94 50 17 - pingpongmag@fftt.email

Contacts

Francis CZYZYK
Marion FOISSOTTE
Assistante Communication
Tél :  01 53 94 50 17
Emmanuel SIMON
Graphiste - Maquettiste
Tél :  01 53 94 50 18