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Ping Pong Mag, la revue officielle de la Fédération Française de Tennis de Table, vous propose de retrouver, tous les 2 mois : des interviews des championnes et champions, des reportages, les dernières actualités, un clin d'oeil au passé avec les rubriques RETRO et QUE SONT-ILS DEVENUS. Et aussi, dans chaque numéro, la présentation d'un club, une double page sur la candidature de Paris 2024 et un poster. 68 pages dédiées au tennis de table français et mondial.
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#Championnats d'Europe Jeunes 2017

Les équipes de France cadets et juniors ont alterné le chaud et le froid lors des 60e CEJ à Guimarães,
au nord-est du Portugal, du 14 au 23 juillet. Mais les quelques déceptions tricolores ont été largement
compensées par plusieurs performances de pointe. À la clé, cinq médailles dont un titre en double
mixte juniors.

Si l’on regarde le panier (de balles) à moitié plein, les motifs de satisfaction ne manquent pas pour la délégation française présente à Guimarães, ville considérée comme le berceau du Portugal. Au bilan comptable déjà, la France revient avec une médaille de plus que l’an dernier en Croatie, où les Bleuets étaient montés quatre fois sur le podium. Certes, on reste loin des campagnes de 2015 et surtout de 2012, quand les Tricolores étaient revenus avec respectivement 13 et 15 breloques. Mais les perspectives pour l’édition 2018 s’annoncent prometteuses avec le retour attendu de la plupart des 17 sélectionnés.

Très loin d’être favoris, Lucie Gauthier et Jules Rolland ont rapporté à la France son unique médaille
d’or de la compétition, la première d’un double mixte juniors depuis 30 ans.


De toutes les chances de médailles françaises à Guimarães, le double mixte constitué par Lucie Gauthier
et Jules Rolland n’était pas la plus évidente. La paire junior pointait seulement au treizième rang dans
le «ranking» européen. Pour ne rien arranger, les deux Tricolores restaient sur des expériences peu
concluantes aux CEJ de 2015 et de 2016, où ils furent éliminés au deuxième tour. «On ne pensait vraiment pas aller au bout, on était plutôt des outsiders, admet Jules. Les deux autres années, ça ne s’était pas très bien passé. Mais sur les matchs à l’entraînement, j’avais senti qu’on jouait plutôt bien. Une médaille était envisageable, mais le titre vraiment difficile à imaginer.»

Interview d'Isabelle Thibaud 
Responsable du secteur performances jeunes
et de la délégation à Guimarães, dresse le bilan des championnats d’Europe jeunes pour l’équipe de France.

 Ping Pong Mag : Comment jugez-vous la prestation globale de l’équipe de France aux CEJ ?

Isabelle Thibaud : Je suis plutôt satisfaite et confiante, même si je ressens une légère frustration. Nos jeunes n’ont pas toujours su saisir les opportunités dans les moments-clés. Mais cela ne remet pas en cause leur niveau de jeu. Chez les cadets et cadettes, les résultats par équipes sont très satisfaisants. Ils partaient deuxièmes au classement
et ont récolté deux médailles d’argent.

Que vous inspire cette victoire du double mixte juniors ?

C’est un véritable exploit ! Lucie (Gauthier) et Jules (Rolland) ne partaient vraiment pas favoris. Ils ont sorti de sérieux candidats et réalisé un très beau parcours. En France, on est très friand de médailles en simple. Les doubles ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Or, le double mixte vient d’entrer au programme des Jeux de Tokyo en 2020.


#Entretien : Tristan Flore

Enfant prodige du ping national, champion de France à seulement 17 ans, il semblait promis à toucher les étoiles. Mais une série de blessures, à l’épaule et la hanche, a brisé net son élan. Aujourd’hui âgé de 22 ans, le «troisième homme» de l’équipe de France a repris l’an passé sa marche en avant. Désormais aux portes du top 50 mondial, il a retrouvé son jeu et sa confiance. Avec, en tête, un double rêve olympique.

MES CHAMPIONNATS DU MONDE 2017

«J’ai vécu des Mondiaux individuels 2017 à Düsseldorf assez réussis mais plutôt inattendus. Au premier tour du tableau final, contre le Croate Tomislav Pucar, je suis rapidement mené 2-0, en produisant un niveau de jeu moyen. Mais je me suis arraché, pour revenir au score et finalement l’emporter. J’aurais pu disparaître d’entrée, mais cette victoire m’a donné confiance. Je me suis dit que je pouvais remporter des matches dans un grand championnat sans forcément très bien jouer. Je n’en avais pas vraiment l’habitude. Au tour suivant, en 32e de finale, le scénario s’est répété, face au Taïwanais Chen Chien-An (n°31 mondial). Je suis une nouvelle fois mené 2-0, mais j’ai su être fort dans ma tête pour renverser la partie et me qualifier. En seizième de finale, je me retrouve face à Marcos Freitas (n°16), mon partenaire de club à Pontoise-Cergy. Nous nous connaissons bien, forcément, mais j’étais loin d’être favori.

MES JEUX DE RIO 2016

«Aux derniers Jeux olympiques, l’an passé à Rio de Janeiro, j’ai disputé seulement l’épreuve par équipes, avec Simon (Gauzy) et Manu (Lebesson). Un truc énorme. Fabuleux. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur, avec une élimination au premier tour face à la Grande-Bretagne. Je perds en simple, je l’emporte en double avec Manu. Il reste de la déception, même si j’ai plutôt bien joué. Je retiens de tout cela la chance d’avoir disputé mes premiers Jeux olympiques à seulement 21 ans. Une expérience unique. Je sais maintenant à quoi cela ressemble. J’ai pris conscience que les Jeux constituaient une compétition très différente de toutes les autres. L’intensité y est plus forte. La tension également.


#Clubs - SPO Rouen

Le SPO Rouen signe un retour remarqué en Pro A. Avec le recrutement d’Emmanuel Lebesson, l’ambiance du Kindarena et l’accueil des prochains championnats de France, le club normand devient un bastion du ping français.

Une seule saison passée au « purgatoire », et le SPO Rouen a déjà retrouvé sa place parmi l‘élite. En juin dernier, le club de la métropole normande a réussi, non sans mal (voir encadré), à atteindre son objectif : l’accession à la Pro A masculine. « En 2015, nous étions montés, mais sans être forcément prêts », reconnaît Dominique Fache, l’infatigable président. « Nous avions bricolé une équipe pour figurer dans le championnat le plus relevé d’Europe, puis effectué une saison correcte, mais ça n’avait pas suffi. Je me souviens quand on avait accueilli Jean-Philippe Gatien pour une exhibition de gala dans sa tournée d’adieux en 2005, il m’avait dit avoir plus appris dans ses défaites que dans ses victoires ».

Le SPO Rouen n’avait pas gagné un seul match dans sa saison de Pro A, mais il avait appris. Dans les années 90, le club avait connu pareille mésaventure, avec un passage éclair en Super Ligue avant de replonger. « A l’époque, nous avions une belle vitrine, mais rien dans l’arrière-boutique, suggère Dominique Fache. Cette fois, nous sommes présents en Pro A, N1, N2, N3 et jusqu’à la départementale, avec dix-sept équipes en championnat et plus de 200 licenciés ». Voilà pour les fondations. Solides.


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- Paris 2024 
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