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Ping Pong Mag, la revue officielle de la Fédération Française de Tennis de Table, vous propose de retrouver, tous les deux mois : des interviews des championnes et champions, des reportages, les dernières actualités, un clin d'oeil au passé avec les rubriques Rétro et Que sont-ils devenus. Et aussi, dans chaque numéro, la présentation d'un club, une double page sur l'organisation de la Coupe du Monde messieurs et un poster. 68 pages dédiées au tennis de table français et mondial.
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#Evenements

Championnats du Monde par équipes

Tandis que le parcours de la sélection masculine a pris fin prématurément, l’équipe de France féminine a été proche de l’exploit. À un match près, elle accédait à la première division. Retour sur une semaine suédoise faite de hauts et de bas pour la délégation tricolore.

Deux ans plus tôt, il leur avait manqué un point, perdu face aux Anglais, pour accéder au podium. À Halmstad, en Suède, les joueurs de l’équipe de France espéraient bien prendre leur revanche à l’occasion de la 9e édition des championnats du monde par équipes (29 avril au 6 mai). Tête de série numéro quatre du tournoi, la France avait de quoi justifier ses ambitions, avec dans son effectif les deux derniers finalistes européens, Simon Gauzy et Emmanuel Lebesson, solidement épaulés par Can Akkuzu, Quentin Robinot et Abdel-Kader Salifou, tous trois proches de la 100e place mondiale. Mais la compétition ne s’est pas privée de leur rappeler que les années peuvent se suivre sans se ressembler.

Dans la phase de poules, les Bleus ont signé une entrée correcte dans le tournoi, s’imposant face à l’Inde (3-2) et la Croatie (3-0). Hélas, ils ont ensuite connu une baisse de régime contre l’Autriche et, moins surprenant, la Corée du Sud, victo­rieuses par le plus petit des scores (3-0). Malgré un ultime succès sans discussion (3-0) sur la Pologne, les Français n’étaient alors plus maîtres de leur destin. Suivant un scena­rio catastrophe, la deuxième place qualificative qui leur tendait les bras s’est transformée en quelques minutes en quatrième position éli­minatoire. La faute à l’improbable défaite des Sud-Coréens face aux Croates (3-1), et à la victoire des Autrichiens contre les Indiens.

«C’est une déception parce que, même si depuis le début de la com­pétition on a toujours été dans le dur, nous avions réussi à aller grap­piller des matchs mentalement, regrettait Patrick Chila, l’entraîneur tricolore, à chaud. Nous avons fait un faux pas contre l’Autriche en per­dant 3-0, ce qui nous met dedans au «set-average». On pensait avoir une bonne chance malgré tout de pouvoir passer, malheureusement cela n’a pas été le cas. J’ai appris avec le temps qu’il ne fallait jamais compter sur les autres pour se quali­fier. Cela se vérifie une fois encore

DES BLEUES COMBATTIVES

Comme quatre ans plus tôt à Tokyo, les hommes de Patrick Chila doivent se contenter d’une place d’honneur (17e) dans le tableau de classe­ment, après une dernière défaite anecdotique contre l’Inde (3-2). Après un bon début de compétition, cette subite sortie de route devrait laisser un goût amer.

À l’inverse, les Françaises ont connu un parcours plein de promesses. Arrivées dans le sud-ouest de la Suède en pensant concourir en pre­mière division, les Bleues ont eu la mauvaise surprise de découvrir, au matin du tirage au sort, qu’elles dis­puteraient le tournoi de deuxième division. La raison ? Un rebondis­sement de dernière minute dans le classement mondial. «C’était peut-être un mal pour un bien, analyse Pascale Bibaut, la coach des fémi­nines. Nous avons pu découvrir une équipe qui faisait face. Les filles ne se sont pas effondrées et ont réussi à se remobiliser en se disant qu’elles allaient remonter


#Entretien : Alexandre Robinot

Ses deux titres de champion de France, en simple et en double messieurs, l’ont propulsé en pleine lumière. À 22 ans, Alexandre Robinot s’annonce comme l’un des hommes de l’année du ping français. Solide sur ses jambes, bien dans sa tête, le joueur de Chartres observe l’avenir avec envie et confiance. Un jeune homme à découvrir.

 CHAMPION DE FRANCE

«Mon titre de champion de France en simple, décroché au mois de mars à Rouen, est hyper important à mes yeux. J’en suis extrêmement fier. Il est très difficile à obtenir, j’en ai conscience. Je sais que cette perfor­mance représente quelque chose de grand, surtout couplée avec le titre de champion de France en double mes­sieurs (remporté avec Joé Seyfried). Peu de joueurs l’ont fait avant moi. Attention, je n’ai pas pris le melon, mais je reste très fier d’avoir réussi. Le contexte était difficile, le niveau était dense, le tournoi très serré entre les têtes d’affiche. Je n’ai pas produit un tennis de table incroyable, mais j’ai été capable de tirer mon épingle du jeu. Je suis champion de France, per­sonne ne m’enlèvera ce titre.

On me demande ce que cette victoire va changer dans ma carrière et dans ma vie. Je vais rester le même, c’est certain, mais le regard des autres n’est déjà plus tout à fait le même. Il est probable que certains adversaires ne me verront plus de la même façon. Je ne recherche pas cet effet, je suis habituellement assez hostile au phé­nomène, je n’aime pas spécialement quand une performance bouscule tout. Mais c’est ainsi. Une chose est sûre : le titre de champion de France me donne un surplus de confiance. J’espère en profiter.»

 LA TÊTE ET LES IDÉES CLAIRES

«Depuis deux ans, j’ai beaucoup évolué, comme joueur et comme individu. Je me suis vraiment trans­formé. Mon titre de champion de France en simple ne doit rien au hasard, il est le résultat de cette évolution. Ces deux dernières années, j’ai appris à me faire vio­lence à l’entraînement, à encaisser plus de travail. Surtout, je m’écoute moins. Plus jeune, j’étais un peu du genre à m’arrêter quand je me sentais fatigué. À la moindre dou­leur, je cédais à l’envie de me reposer. Aujourd’hui, j’encaisse plus. Quand la fatigue arrive, je cherche à conserver ma concen­tration. Surtout, je doute moins de moi-même. Je me pose moins de questions. J’avance."


#Clubs - ULJAP Roncq

À Roncq, dans la banlieue lilloise, le club local mise depuis longtemps sur la formation des jeunes pour se dessiner un avenir. Officiels et entraîneurs y consacrent leur énergie et leurs idées. Une formule gagnante.

Sa devise en dit long. «Le ping pour tous», affiche l’Union laïque des jeunesses athlétiques pongistes de Roncq. Tout un programme. Dans un département du Nord qui ne compte qu’une seule équipe au niveau professionnel – Lys Lille Métropole CP en Pro A féminine – la promesse n’est pas vaine. L’histoire de l’ULJAP, club d’une commune de 15 000 habitants dans la banlieue lilloise, dont le territoire lèche la frontière belge, s’efforce d’en être un exemple au quotidien depuis près d’un demi-siècle. En clair, depuis sa création au début des années 70.

À cette date, Roncq dénombre quatre clubs pongistes : La Jeanne d’Arc, l’Amicale du centre, l’As­sociation Saint-Roch et l’Amicale laïque du Blanc-Four. Pour une ville de cette taille, la performance est respectable. Leur union va bâtir la force et l’avenir de l’ULJAP. Didier Delzenne, président du club, en a connu les premiers pas. «J’étais gamin et je venais avec mon père, se souvient-il. Je l’accompagnais, il était joueur.» Depuis, il n’a jamais pris ses distances avec la table. Ni comme joueur, ni comme dirigeant. L’année 2018 marque sa trentième saison à la présidence de l’ULJAP, comme un marqueur de la crois­sance d’une association. De sa stabilité aussi.

Au milieu des années 80, en 1985 exactement, l’équipe masculine a accédé une première saison à la super division. L’ambition est là. L’ULJAP y revient de 1987 à 1991. Didier Delzenne, élu président en 1988, en garde un souvenir fort. «Appartenir à l’élite est un chal­lenge important sur le plan sportif ; mais il s’accompagne aussi d’un coût, explique-t-il. Nous avons bien­tôt dû faire le choix économique d’arrêter la Super division.» Le club décide alors de bouleverser ses priorités. Il se lance dans la formation des jeunes. «Elle existait chez nous, comme partout ailleurs, mais nous en avons fait un objec­tif majeur. Pour revenir au plus haut niveau, chez les filles comme chez les garçons, il a été décidé de pas­ser par cette voie.» Sage décision. Depuis, l’ULJAP consacre ses efforts financiers à la détection et à l’enca­drement de ses jeunes talents.


#BD - 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Poster : Fan Zhendong
Cahier technique : Perf TT 2.0

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