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A lire en ce moment dans Ping Pong Mag

Ping Pong Mag, la revue officielle de la Fédération Française de Tennis de Table, vous propose de retrouver, tous les 2 mois : des interviews des championnes et champions, des reportages, les dernières actualités, un clin d'oeil au passé avec les rubriques RETRO et QUE SONT-ILS DEVENUS. Et aussi, dans chaque numéro, la présentation d'un club, une double page sur la candidature de Paris 2024 et un poster. 68 pages dédiées au tennis de table français et mondial.
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#Championnats du Monde 2017

Bilan contrasté pour les huit Français engagés aux championnats du Monde individuels à Düsseldorf (29 mai au 5 juin). Derrière les impériaux Chinois Ma Long et Ding Ning, qui ont conservé leur titre, Tristan Flore et Stéphanie Loeuillette se sont mis en évidence pour leur première participation à cette compétition. Pour les autres, la semaine a été plus délicate.

Vingt ans après la dernière médaille française décrochée par la paire Jean-Philippe Gatien et Damien Éloi, l'équipe de France a montré sa valeur à Düsseldorf, sans toutefois parvenir à rééditer pareil exploit. Forcément attendus après leur doublé européen en simple en octobre dernier, Emmanuel Lebesson et Simon Gauzy ont été stoppés dès le deuxième tour, dans un contexte international qui ne tolère pas la moindre erreur.« C'est vraiment dommage pour Simon car il a fait un match très correct face à un joueur (Jeong Sangeun) tombeur de Ma Long lors des derniers championnats d'Asie, regrette Patrick Chila, entraîneur de la sélection masculine française. Sur la physionomie du match, il est au-dessus avec une balle de 2-1, de 3-1 et de 3-2. Dans ce genre de partie, quand on laisse passer ces occasions devant un pongiste de cette valeur et en telle confiance, ça ne pardonne pas. Quant à Manu, il tombe sur un joueur (Ovidiu Ionescu, ndlr) au système de jeu qui l'embête un peu. Mais sa défaite ne vient pas d'un problème technique. Je pense qu'il n'a pas encore complètement digéré son titre de champion d'Europe. Quand Jean-Philippe Gatien a été vice-champion olympique et même champion du monde, il lui a fallu une année pour digérer. »

Moins exposé que les deux leaders tricolores, Tristan Flore s'est davantage distingué. À 22 ans, l'ancien junior surdoué a franchi un tour supplémentaire pour s'arrêter aux portes des huitièmes de finale en simple. Vainqueur du Croate Pucar et du Taïwanais Chen Chien-An au terme de deux parties très disputées (4-3), il a de nouveau livré une bataille serrée face au Portugais Marcos Freitas, son partenaire à l'AS Pontoise-Cergy. Mené trois manches à zéro, le natif de Montélimar a prouvé l'étendue de son talent et de sa combativité en recollant au score. Il a même été à trois points du match dans le set décisif, avant de s'incliner 10-12. « J'ai fait le maximum pour revenir, mais en étant mené 3-0 contre un joueur de ce calibre-là, ça relevait de l'impossible, analyse Tristan Flore. C'est forcément une déception parce que j'avais ma chance. J'aurais aimé aller plus loin. J'aurais adoré jouer contre Timo Boll en Allemagne, ça aurait été vraiment génial ! Mais j'essaie de relativiser en me disant que j'ai passé deux tours et fait de bons matchs. »

Interview de Pascale Bibaut

 Ping Pong Mag :Quel bilan tirez-vous de la prestation des Françaises lors de ces Mondiaux ?

Pascale Bibaut : Le bilan est plutôt positif, compte tenu du classement des filles. Une sur trois passe le premier tour, c'est plutôt encourageant dans la mesure elles jouaient toutes des adversaires entre 80 et 100 places devant au classement mondial. Pauline Chasselin n'a pas démérité face à la Polonaise Natalia Partyka, même si l'écart de niveau était quand même important (défaite 4-1). Laura Gasnier perd 4-0 contre la Nord-Coréenne Ri Mi Gyong, mais ça aurait pu être différent vu la physionomie du match. Enfin, Stéphanie Loeuillette a joué sans complexe face à la Tchèque Hana Matelova. Elle gagne 4-2, en étant très solide dans le jeu et dans la tête. Au deuxième tour, elle a encore fait un très bon match contre la défenseuse coréenne Hyowon Suh. Certes, elle perd 4-0, mais avec des scores très serrés : 12-10, 11-9, 12-10, 11-8... Elle a eu beaucoup de mal à remettre ses services. La différence se fait uniquement là-dessus.

Que vous inspire la trajectoire de Stéphanie Loeuillette ?

Stéphanie est rentrée assez tardivement à l'INSEP, il y a deux ans. Il a fallu changer beaucoup de choses dans son jeu : sa prise de raquette, son coup droit, son jeu en contre-initiative, son service-retour... 


#Entretien : Fabien Lamirault

Dans l’univers du tennis de table handisport, il a été l’homme de l’année 2016. Double médaillé d’or aux Jeux paralympiques de Rio, en simple et dans l’épreuve par équipes, Fabien Lamirault a crevé l’écran. A 37 ans, il représente tout à la fois le présent et l’avenir de la discipline. Mais son passé et son parcours méritent d’être mieux connus. Un personnage attachant et plein de surprises. A découvrir.

Mes débuts

« J’ai toujours aimé le tennis de table. Gamin, je n’avais jamais eu l’occasion de jouer en club, mais je pratiquais tous les ans dans le cadre scolaire. Après mon accident (Fabien a été victime à l’âge de 17 ans d’un grave accident de la route, ndlr), j’ai fréquenté plusieurs centres de rééducation. Dans l’un d’eux, près de Perpignan, j’avais l’habitude d’aller dans un vaste gymnase où s’entraînaient deux pongistes licenciés à Nîmes. J’ai observé. Et j’ai été séduit. J’ai trouvé le ping facile d’accès, ludique et intéressant. En retournant sur Paris, j’ai décidé de continuer. J’ai pris une licence au CSINI, le Cercle sportif de l’institution nationale des Invalides, sans doute le plus grand club handisport en France...."

Ma vie de pongiste

« Je n’ai pas le statut de joueur professionnel, mais je parviens aujourd’hui à vivre du tennis de table. Je bénéficie depuis 5 ans d’un contrat d’image avec la Police nationale. Il m’assure un salaire mensuel et un détachement à plein temps. Je peux ainsi organiser ma vie quotidienne entre le tennis de table et ma famille. Je suis marié et père de 3 enfants....."


#Clubs - Joué-lès-Tours

: Grande année pour Joué-lès-Tours. Son équipe première féminine accède à la Pro A, après avoir survolé son championnat. Derrière la réussite sportive, le projet associatif veut aussi faire grandir le club. 

« Un sacré coup de jeunes, non ? » Benjamin Ferré, président de Joué-lès-Tours, savoure. « J’ai vite regardé les archives. Nous sommes les premiers, je crois, toutes divisions garçons et filles confondues, à tout gagner dans une saison ». Il s’emballe. Le bonheur est sur la table. Son équipe première féminine accède à la Pro A. Un beau cadeau d’anniversaire pour le club de la banlieue sud de Tours. Il fête cette année les 30 ans d’un parcours aussi passionné que mouvementé. Aujourd’hui, Joué a des rêves. Le président avoue seulement 24 ans, le trio de championnes de Pro B affiche une moyenne d’âge de 23 ans. L’avenir leur appartient.

Le 16 mai dernier, les centaines de spectateurs tassés dans la salle Jean-Bigot ont donc partagé bien plus que le record d’une 14ème victoire face à Saint-Denis, dernière victime des Jocondiennes. A Joué-lès-Tours, l’exploit est collectif et la joie communicative. En 2014, le club retrouvait la Pro B et le voilà déjà promu à l’étage supérieur, comme en 2001 et 2007. Si les Jocondiennes ont vite faussé compagnie à leurs poursuivantes, le plan d’évasion était bien préparé. Le job de Claude Bard et Nicolas Cognault, le tandem d’entraîneurs. En 2014, après un long bail de vingt saisons à Niort, où il a connu la Pro A, et tant d’années consacrées à la formation en pôles –  il s’est notamment occupé d’Emmanuel Lebesson – le premier a rejoint le projet tourangeau. On voit le résultat. 


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- Paris 2024 
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