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A lire en ce moment dans Ping Pong Mag

Ping Pong Mag, la revue officielle de la Fédération Française de Tennis de Table, vous propose de retrouver, tous les deux mois : des interviews des championnes et champions, des reportages, les dernières actualités, un clin d'oeil au passé avec les rubriques Rétro et Que sont-ils devenus. Et aussi, dans chaque numéro, la présentation d'un club, une double page sur l'organisation de la Coupe du Monde messieurs et un poster. 68 pages dédiées au tennis de table français et mondial.
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#SPECIAL COUPE DU MONDE

UN MONDE MAGIQUE

La Coupe du Monde masculine a crevé l’écran à Disneyland Paris. Un niveau de jeu de haute volée, une ambiance survoltée, un public aux anges. Le spectacle a été au rendez-vous. Avec Simon Gauzy et Emmanuel Lebesson en vedettes nationales. Et le Chinois Fan Zhendong pour rafler la mise en écartant Timo Boll en finale. Une édition historique.

Même sans raquette, il a réussi à leur piquer la vedette. Quand Mickey a fait son apparition au premier jour de compétition, vendredi 19 octobre, les meilleurs pongistes du Monde sont devenus, l’espace de quelques minutes, des fans presque comme les autres. Mais une fois la souris estampillée Disney évaporée, les 20 joueurs retenus
pour la Coupe du Monde 2018 ont repris les premiers rôles. Dans une Disney Events Arena pleine à craquer la plupart du temps, les quelques 12 000 spectateurs ont eu droit à trois journées d’un gala digne des plus grands spectacles de divertissement. Grâce à une configuration taillée sur mesure et un éclairage centré sur le jeu, les
occupants des 4 182 places assises n’ont eu d’yeux que pour les deux tables installées le vendredi pour la phase de poules, puis l’unique table pour la phase finale du samedi et du dimanche.

Tels deux rockstars, devant leur public, Emmanuel Lebesson et Simon Gauzy n’ont pas boudé leur plaisir de jouer à domicile la sixième édition de l’épreuve disputée en France, après Nîmes en 1995, 1996 et 1997, et la halle Carpentier de Paris en 2006 et 2011. Dans un show ininterrompu, mêlant entrées théâtrales, danseuses, spectacles de hip-hop et airs de trompette, les deux leaders français ont livré une prestation de haut rang,justifiant leur présence parmi le gratin mondial.

 

 

 

ILS ONT AUSSI FAIT LA COUPE DU MONDE

LA FAMILLE BERTHET : UN COMBO PING + DISNEY
Entre le monde merveilleux de Disneyland et celui des meilleurs pongistes de la planète, la famille Berthet n’a pas su trancher. Alors elle a choisi de combiner les deux : la journée du vendredi à la Coupe du Monde, celle du samedi dans le parc d’attraction. «L’année passée, nous sommes allés à en Suisse, pour assister au Top 16 européen tout près de chez nous. L’ambiance était sympa. Quand on a vu que la Coupe du Monde avait lieu à Disneyland, on s’est dit que c’était le moment pour faire un «combo» ping-pong + Disney», explique Christophe Berthet, licencié depuis un an au club d’Évian Sport Tennis de Table (74). Le père de famille pouvait difficilement trouver mieux pour faire plaisir à sa femme Malika, qui a pris sa première licence à la rentrée, et leurs trois enfants, tous passés par le tennis de table. «C’est rapide ! Le niveau de jeu est impressionnant, constate la maman. C’est chouette de pouvoir assister à ce spectacle et visiter le parc pendant le même week-end.» Si Serena (13 ans) et Amanda (11 ans) étaient impatientes d’arpenter les allées du parc le lendemain, Virgile (8 ans), pongiste depuis l’âge de quatre ans, s’est réjoui de voir jouer ses idoles. Tout en rêvant certainement de devenir le prochain Simon Gauzy ou Emmanuel Lebesson…

L’ARBITRE KERSTIN DUCHATZ: LE MEILLEUR SIÈGE
À trente ans, l’Allemande Kerstin Duchatz est la plus jeune des douze arbitres internationaux (dont six Français) à avoir officié pendant la Coupe du Monde 2018, sous la supervision des deux juges-arbitres de la compétition. Passionnée de tennis de table depuis l’âge de douze ans, la native de Herne, près de Dortmund, s’est tournée vers l’arbitrage à dix-sept ans. Par défaut, au début, puis par goût. «Dans la région de Westphalie du Nord où j’habite, le tennis de table n’est pas très populaire chez les filles, explique-t-elle. Comme il n’y avait plus d’équipe pour moi, j’ai décidé de devenir arbitre. J’ai toujours été capable de me rappeler et de manier les règles et les réglementations. J’ai commencé au niveau local et, tous les deux ans, j’ai passé une qualification supérieure. Au bout de dix ans, après une évaluation positive, une interview téléphonique et un test écrit, j’ai pu intégrer le programme Blue Badge de l’ITTF et accéder au niveau international.» Dans le monde, seuls 297 arbitres sont titulaires de ce grade, le plus élevé dans l’arbitrage. Parmi eux, dix Français. Depuis trois ans, la jeune femme se déplace régulièrement à travers l’Europe, et parfois au-delà, afin de remplir sa mission : «Garantir des conditions de jeu justes pour les deux joueurs». Employée dans un musée de Dortmund, elle doit souvent poser des congés pour exercer sa passion. «Nous ne sommes pas payés pour cela, mais j’aime faire partie d’une équipe d’arbitres. On sympathise avec des personnes du monde entier et on voit du tennis de table de haut niveau depuis
le meilleur siège de la salle, souligne-t-elle. J’aime aussi être au coeur de l’action. J’ai vécu des situations qui me font dire que c’est le niveau auquel je veux être. Quand on prend une décision volontaire dans un moment critique, comme une balle sur le côté lors d’une balle de match, et qu’on découvre, en visionnant l’action après-coup, que la décision était la bonne, on est satisfait d’avoir tout fait correctement.» Un sentiment du devoir accompli qui vaut tous les applaudissements du monde.


#Entretien : Fan Zhendong et Lin Gaoyuan

À seulement 21 et 23 ans, Fan Zhendong et Lin Gaoyuan incarnent l’avenir du ping chinois, donc mondial. Ils s’imposent comme les successeurs désignés de Ma Long, le champion Olympique et double champion du Monde en titre. Originaires de la même province de Guangdong, au sud de la Chine, les deux médaillés d’or aux derniers championnats du Monde par équipes ont accepté d’ôter pendant quelques minutes leur masque de compétiteur. À l’occasion de la Coupe du Monde à Disneyland Paris, où ils se sont affrontés en demi-finale avant de se retrouver sur le podium, ils se sont confiés en toute simplicité sur leurs parcours, leurs ambitions et leurs approches du tennis de table. Un entretien croisé exclusif, inédit et passionnant.

Ping Pong Mag : Que connaissez-vous de la France et du tennis de table français ?
Lin Gaoyuan : J’ai déjà joué contre des joueurs français, Simon Gauzy notamment, lors des tournois internationaux. Je connais aussi l’entraîneur de l’équipe de France, Han Hua, qui est Chinois et donne de très bons conseils aux Français. Mais c’est la première fois que je viens en France. Même si je n’ai pas encore pu visiter Paris, j’apprécie le cadre, ici à Disneyland, ainsi que les gens qui sont très chaleureux et amicaux.

Fan Zhendong : Je suis déjà venu en France pour les championnats du Monde à Bercy en 2013. J’avais trouvé la ville de Paris très belle. En ce qui concerneles joueurs français, j’ai déjà joué contre Tristan Flore, et j’en connais quelques-uns de l’ancienne génération, comme Jean-Philippe Gatien et Patrick Chila.

Dans quelles conditions avez-vous débuté le tennis de table ? 
Lin Gaoyuan : Mon père jouait au tennis de table dans le club qu’il dirige à Shenzhen, ma ville natale. Il est passionné par ce sport. Ayant grandi dans cet environnement, j’ai naturellement été influencé pour choisir le tennis de table que j’ai commencé autour de quatre ou cinq ans. Au début, je jouais seulement pour le plaisir et par amour du jeu.
Ensuite, je m’y suis intéressé de plus en plus et investi davantage.

Fan Zhendong : J’ai débuté le tennis de table à Canton, à l’âge de cinq ans. À l’époque, ce n’était qu’un sport parmi d’autres pour faire de l’exercice. Personne dans ma famille ne jouait avant moi. Mais quand j’ai commencé à gagner des matchs, cela m’a rendu heureux et j’ai continué principalement pour cela. Le tennis de table est un sport tellement compétitif, j’aime toujours ce sport pour cette raison-là.


#EVENEMENTS

Les championnats d'Europe individuels à Alicante.

 

Deux ans après une édition historique, marquée par une finale franco-française en simple messieurs, les championnats d’Europe individuels à Alicante ont tourné au mauvais scénario pour l’équipe de France. Les garçons et les doubles ont déçu. Mais les filles ont affiché leur progression.

Ils rêvaient d’un remake de l’Euro 2016, à Budapest, où Emmanuel Lebesson avait tutoyé la perfection pour s’offrir la médaille d’or, après une victoire en finale sur Simon Gauzy. Ils ont connu un scénario catastrophe. A Alicante, aux championnats d’Europe individuels (18 au 23 septembre), l’équipe de France masculine a traversé la compétition d’un pas traînant et le cœur lourd.

Simon Gauzy, arrivé en Espagne avec l’ambition légitime de batailler pour une place sur le podium, en simple, a disparu du tableau dès les seizièmes de finale, écarté en sept manches par l’Allemand Benedikt Duda.

Emmanuel Lebesson, le tenant du titre, espérait lui aussi revivre l’euphorie de l’édition précédente. Un doublé lui semblait illusoire. Mais le numéro 2 français avait placé le curseur de ses ambitions plus haut que les seizièmes de finale. Il n’a pas pourtant pas franchi l’écueil du Roumain Ovidiu Ionescu. A sa décharge, son vainqueur a affiché tout au long du tournoi une forme éclatante, jusqu’à disputer le titre en finale à l’Allemand Timo Boll, après avoir dominé le Biélorusse Vladimir Samsonov.

Les Jeux olympiques de la jeunesse à Buenos Aires

Lucie Gauthier et Bastien Rembert ont découvert l’ambiance olympique, au mois d’octobre à Buenos Aires, à l’occasion des Jeux de la jeunesse 2018. Les deux jeunes Français y ont goûté sans retenue, pendant la compétition et en dehors. Ils racontent.

Lucie Gauthier 
«Les Jeux de la jeunesse resteront pour moi une expérience différente et assez énorme. J’ai ressenti une atmosphère particulière partout, au village des athlètes, à la salle de ping, mais aussi sur tous les autres sites de compétition. Vraiment cool. Nous étions arrêtés sans arrêt par des gens qui voulaient nous prendre en photo. Ils ne nous connaissaient pas, mais nous avions une accréditation autour du coup, ça suffisait à nous rendre importants à leurs yeux."

Bastien Rembert
«Je n’avais encore jamais vécu une compétition comme celle-là. La densité est moins forte aux Jeux de la jeunesse que sur certains tournois internationaux, car il y a seulement un joueur par pays. Mais les meilleurs sont là. Surtout, l’ambiance est très différente. Tout est beaucoup plus protocolaire, notamment avant les rencontres. Il faut par exemple masquer tous les sponsors. Mais je n’ai pas ressenti une pression particulière."


#Clubs - Le Mans

ANTARÈS, PREMIÈRE
L’attente a été longue. Mais elle sera bientôt comblée. Construite en 1995, la salle Antarès au Mans n’a encore jamais accueilli une compétition de tennis de table. Tout juste laisse-t-elle entrer tables et raquettes, une fois par an au mois de septembre, à l’occasion de la journée des associations. Habituée aux rencontres de basket-ball (Le Mans Sarthe Basket y dispute ses matchs à domicile), l’enceinte affiche pourtant un profil et une configuration parfaitement adaptés à la discipline. À l’occasion des championnats de France 2019, la «soucoupe» se donnera uneallure très pongiste. Sa capacité d’accueil, 6 000 places pour le basket, sera réduite à 3 600 personnes. Un immense rideau sombre sera tendu sur toute la hauteur, condamnant l’un des deux virages, pour ménager un vaste espace dédié à l’échauffement. Un parquet sera posé pour l’occasion, recouvert d’un sol spécifique Gerflor. L’éclairage sera ajusté aux standards d’une compétition nationale de tennis de table. Le résultat s’annonce à la hauteur des attentes.

MIXITÉ ET COMPÉTENCE
Les Sarthois n’ont pas traîné en route. Dès la décision de la FFTT d’attribuer au Mans les championnats de France seniors 2019, en tout début d’année, ils ont constitué le comité local d’organisation. Il compte actuellement 17 personnes, avec un respect très attentif de la parité hommes/femmes. Son organisation se révèle classique, avec des pôles dédiés à l’animation, les finances, la logistique, la restauration, le protocole, la communication et le marketing… Emmanuel Marzin en assure la présidence. Fabrice Tollet, salarié au comité départemental de la Sarthe de tennis de table, en est le coordinateur. L’essentiel de ses membres est issu des clubs sarthois, mais les organisateurs ont souhaité ratisser plus large que le seul périmètre du ping, pour s’entourer de compétences variées. La communication et le marketing, notamment, ont été confiés à des bénévoles non
licenciés. Emmanuel Marzin explique : «Nous avons embarqué dans l’aventure l’ensemble des clubs du département. Une équipe forte et soudée s’est constituée autour de ce projet. Tout le monde joue le jeu.»


#BD 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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- Dossier : L'axe France-Japon
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- Le cahier des ligues
- A table : Simon Gauzy

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