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C. Palierne : "Vers plus de modernité"

Publié le : 18/05/2016
Modifié le : 18/05/2016

La Fédération française de tennis de table a tenu son Assemblée générale annuelle, dimanche 15 mai à Nancy. Organisée à moins de trois mois des Jeux de Rio, elle a révélé un nouveau climat de confiance autour de l’équipe fédérale, de son action et de ses projets. Le point avec Christian Palierne, président de la FFTT, à l’occasion de la traditionnelle interview post Assemblée générale.

L’Assemblée générale de la FFTT a été dominée, dimanche 15 mai, par le projet de réforme de l’organisation et de la gouvernance fédérales. Pourquoi vouloir réformer aujourd’hui la Fédération ?

Christian Palierne : Nous avons fait le constat que notre fonctionnement et notre organisation étaient devenus trop lents et peu réactifs. Ils datent des années 80. Ils n’ont pas ou peu évolué. Nous avons besoin de changer notre mode de gouvernance, pour le rendre plus en phase avec notre époque. Un groupe de travail a été constitué pour mener une réflexion en profondeur. Les réunions ont été nombreuses. Nous avons observé ce qui se faisait dans d’autres fédérations, comme le judo et le cyclisme. A Nancy, nous avons expliqué nos idées et proposé une réforme.

Quelles en sont les grandes lignes ?

Le Comité directeur serait remplacé par un Conseil fédéral constitué de 39 personnes. Les présidents des 13 ligues régionales en seront membres de droit, un statut que nous avons souhaité étendre à deux représentants de l’outre-mer, l’un issu des Caraïbes, l’autre de la zone Océan Indien et Pacifique. Les 24 autres membres du Conseil fédéral seront des élus. Ce Conseil aura un rôle de surveillance, de réflexion, de proposition et de suivi des actions du bureau exécutif. Cette nouvelle gouvernance comptera également un bureau exécutif. Il rassemblera un maximum de 15 élus, se réunira une fois par mois et s’occupera de la gestion courante, notamment sportive et organisationnelle. Enfin, nous avons proposé la création d’un groupe de coordination, formé du président de la Fédération, de son vice-président délégué, du secrétaire général et du trésorier. Un groupe très réduit, amené à se réunir pour statuer rapidement sur un point précis et urgent.

Quel accueil a reçu ce projet de réforme de la part de l’Assemblée générale ?

J’avais souhaité organiser un vote sur les principes de cette nouvelle gouvernance pour permettre aux représentants des instances fédérales d’exprimer leur sentiment sur cette nouvelle gouvernance. Ses résultats ont été assez spectaculaires : le oui l’a emporté à l’unanimité, sans même une seule abstention. Une même unanimité a été obtenue lors des votes du bilan 2015 et du budget prévisionnel 2016.

Comment analysez-vous un tel plébiscite ?

Une telle unanimité est réjouissante. Elle récompense le travail de tous les élus au cours des trois dernières années. La confiance est rétablie entre la Fédération et ses instances décentralisées. A Nancy, j’ai senti les gens détendus et souriants. Tout le monde est convaincu par notre volonté de faire évoluer la FFTT vers plus de modernité. Il nous revient, maintenant, de nous montrer à la hauteur de cette confiance et de ce soutien en travaillant encore plus.

Une autre réforme attend le tennis de table français : le nouveau découpage territorial. Où en est aujourd’hui ce dossier ?

Nous l’avons expliqué lors de l’Assemblée générale : cette réforme devra se faire un peu plus rapidement que prévu. Le ministère des Sports nous pousse à accélérer le processus de découpage de la carte fédérale. Il devra se faire au plus tard en janvier 2017. Les nouvelles ligues, au nombre de 13 au lieu de 22 actuellement, devront être en ordre de marche au moment de l’AG élective du mois de mars 2017.

Quelle sera votre position lors de cette Assemblée générale en mars 2017, où l’élection du président de la FFTT sera inscrite à l’ordre du jour ?

Je l’ai annoncé dimanche 15 mai à Nancy, en conclusion de mon discours devant l’Assemblée générale : je briguerai un nouveau mandat à la présidence de la FFTT. Ma décision est prise. Je suis désormais un candidat déclaré. Je souhaite mener jusqu’au bout le processus de réforme de la Fédération.

A Nancy, l’Assemblée générale de la FFTT s’est déroulée à moins de trois mois de l’ouverture des Jeux de Rio de Janeiro. Que vous inspire, en votre qualité de président, la sélection olympique annoncée au cours de la semaine passée ?

Nous aurons au moins quatre, peut-être cinq, athlètes aux Jeux de Rio, plus un remplaçant. Un tel résultat est fantastique. Pour la première fois depuis 2000, la France participera chez les garçons à l’épreuve par équipes. L’un de nos joueurs, Emmanuel Lebesson, a décroché sa sélection par la grande porte. Deux autres, Li Xue et Simon Gauzy, l’ont obtenue grâce à leur position dans le classement mondial. Tristan Flore viendra apporter sa jeunesse et sa complémentarité dans la compétition par équipes, notamment pour compléter le double. Benjamin Brossier aura à tenir le rôle très difficile de réserviste. Et nous croisons les doigts pour que Carole Grundisch soit elle aussi du voyage au Brésil.

La non sélection de Stéphane Ouaiche, le champion de France en titre, a alimenté certains commentaires sur les réseaux sociaux…

En effet. C’est assez normal, car une sélection olympique est toujours très passionnée. Mais Pascal Berrest, le DTN, l’a expliqué à l’Assemblée générale de Nancy : les critères de sélection pour les Jeux de Rio ont été très transparents, ils sont publiés depuis l’an passé, sont accessibles à tous. Et un point est très clair : le titre de champion de France ne constitue pas un critère de sélection pour les Jeux, tant pour l’épreuve individuelle (critères ITTF) que pour l’épreuve par équipes. Contrairement à ce qui peut se dire, les pouvoirs politiques n’interfèrent pas sur les choix sportifs et j’insiste sur ce point depuis le début de mon mandat. Notre équipe d’entraîneurs a composé, de façon collective, la meilleure équipe possible en tenant compte des spécificités de la plus belle, mais aussi la plus exigeante des épreuves du calendrier. J’entends la passion qui ressort des nombreux débats, maintenant, les sélectionneurs ont fait leur choix et cette équipe de France a besoin de tout notre soutien.