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A. Boileau-Demaret : « Les gens aiment le Ping Tour »

Publié le : 29/03/2018
Modifié le : 30/03/2018

Lancé en 2013, le Ping Tour repart pour un tour en 2018 avec 43 villes visitées, dont 4 en niveau 1 (Laval, Bordeaux, Antibes, Albi). Vice-présidente de la FFTT en charge du pôle promotion-animation-développement, Anne Boileau-Demaret évoque cette opération de promotion très prisée des municipalités et des amateurs de tennis de table.

Depuis quand le Ping Tour existe-t-il et dans quel objectif a-t-il été créé ?

Le Ping Tour existe depuis 2013, l’année des Championnats du monde de Paris. Nous avions organisé une tournée baptisée Ping Tour pour promouvoir le tennis de table dans toute la France, c’était une caravane du Tour. Comme cela avait bien fonctionné, nous avons depuis renouvelé l’opération tous les ans, parce qu’elle nous permet d’emmener le tennis de table vers un autre public. Ce ne sont pas les gens qui viennent dans la salle mais la salle qui vient vers les non-pratiquants. Cela permet de « coloniser », l’espace de quelques jours, des places stratégiques dans les villes pour montrer que le tennis de table se joue de différentes manières.

Quelles animations sont proposées ?

C’est vraiment de la découverte de nos différentes pratiques via essentiellement des démonstrations. Par exemple, le Ping Tour de niveau 1 (voir ci-dessous) comprend huit univers : compétition, Fit Ping Tonic, Ping Santé, Free Ping, Handi Ping, haut niveau, 4/7 ans et Techni’ Ping. On couvre vraiment tout le public pongiste, qui va de 6 à 90 ans.

On imagine que le Ping Tour répond aussi à des objectifs de développement…

Oui, complètement, c’est totalement un outil de développement qui nous permet d’aller à la conquête de nouveaux publics, pour leur montrer que le ping-pong n’est pas un sport ringard et que c’est un sport qui se décline de différentes manières… Et sur place, cela permet aux clubs de recenser les personnes qui peuvent être intéressées par ses pratiques pour les recontacter plus tard et essayer de les séduire pour qu’ils viennent jouer dans notre grande famille du tennis de table. En moyenne, le Ping Tour génère chaque année de 4000 à 5000 licences événementielles. 

Le Ping Tour rencontre-t-il un succès populaire ?

Oui, c’est une opération très bien suivie, nous avons tous les ans beaucoup de monde qui passe sur le Ping Tour, des gens qui viennent essayer, d’autres qui redécouvrent le tennis de table. Dans les grandes villes, on a de 4000 à 10 000 visiteurs, cela montre que notre discipline plaît au plus grand nombre. Et la preuve que cela fonctionne, c’est que cette année, nous sommes passés à 43 étapes en tout, contre une trentaine les années précédentes. Et dans certaines villes, c’est même la municipalité qui pousse fortement pour que le Ping Tour passe chez elle, comme c’est le cas cette année pour Bordeaux, par exemple, qui souhaite ainsi faire la promotion des Championnats du monde vétérans de 2020, ou Antibes.

D’un point de vue logistique, comment s’organise le Ping Tour ?

Il y a trois niveaux de Ping Tour : le Ping Tour de niveau 1, destiné aux villes ou agglomérations de plus de 80 000 habitants, qui comprend cette année quatre étapes à Laval (16 juin), Bordeaux (30 juin), Antibes (7 juillet) et Albi (8 septembre), est une opération que je qualifierais de clés en mains, c’est-à-dire qui bénéficie d’un accompagnement complet de la Fédération. Le dispositif, piloté à chaque fois sur place par Fabrice Tollet et Ludovic Allano, comprend un semi-remorque qui transporte 50 tables, 8 espaces de jeux spécifiques en lien avec les différents  univers que j’évoquais. Il s’accompagne en outre de la présence d’un speaker, de référents de la Fédération par univers, de Jacques Secrétin et de joueurs et joueuses de l’équipe de France qui viennent faire des démonstrations… Depuis 2013, on compte en tout 31 étapes de niveau 1 passées par des lieux emblématiques comme le Champ de Mars à Paris, le Vieux Port à Marseille, la Place Stanislas à Nancy, la Place de Jaude à Clermont-Ferrand…

Comment sont organisés les autres niveaux ?

Le Ping Tour de niveau 2 dans des villes de taille moyenne est surtout piloté par les régions, la Fédération fournit également des services, mais la logistique est gérée à l’échelon régional et il attire jusqu’à 5000 visiteurs pour un total de 65 étapes depuis 2013. Quant au Ping Tour de niveau 3, il est directement organisé à l’échelon local, les départements, les clubs, les villes peuvent le décliner à leur manière, sans intervention directe de notre part, si ce n’est que nous attribuons le label Ping Tour, on en compte environ 50 par an.

Les clubs sont-ils moteurs dans cette opération ?

Oui, bien sûr, les clubs et les ligues jouent un rôle important. Nous avons pas mal travaillé avec les présidents de ligues pour qu’ils soient les ambassadeurs du Ping Tour auprès des municipalités, c’est important de faire savoir que le Ping Tour existe et au niveau des clubs, ce sont souvent eux qui cherchent des partenaires locaux pour que les animations puissent être organisées et nouer de véritables partenariats avec les villes.

Ce Ping Tour a-t-il un coût important pour la Fédération Française de Tennis de Table ?

Oui, c’est un coût important, mais c’est un investissement. C’est notre rôle à la Fédération Française de Tennis de Table de montrer les différentes façons de jouer au tennis de table et de faire preuve d’ouverture. Nous voulons nous ouvrir à de nouveaux publics et pour cela, il faut investir, je pense que nous en avons besoin et après plusieurs éditions, nous avons la confirmation que ce Ping Tour est vraiment apprécié par les villes, les ligues et nos pongistes, les gens aiment cet outil.


Quelques images du Mondial Ping Tour