La zone Est réunie pour poursuivre le développement du tennis de table

Réunis à Schiltigheim à l’occasion du colloque de zone Est, dirigeants, salariés et bénévoles des ligues et comités départementaux ont participé à deux demi-journées d’échanges consacrées aux enjeux du développement du tennis de table. Cette rencontre a permis de partager la stratégie fédérale, de valoriser les dispositifs d’accompagnement existants et de préparer collectivement plusieurs échéances majeures, notamment le centenaire de la FFTT en 2027 et les élections des ligues à la parité en 2028. 

Lors de son intervention, Bruno Lecki, directeur du pôle développement des pratiques à la FFTT, a rappelé l’ambition fédérale : proposer « du ping pour toutes et tous, partout, tout le temps ». Cette vision s’appuie sur les six missions fondamentales de la Fédération, de la promotion et du développement de la pratique à l’accompagnement des clubs et des territoires, en passant par la formation, l’organisation sportive et l’accès à la performance. 

Pour rappel, la Fédération développe aujourd’hui son action autour de trois disciplines, le ping en intérieur, le ping extérieur et le ping en réalité virtuelle (pingVR), ainsi que de quatre univers de pratique : éducatif, actif, inclusif et compétitif. Cette approche permet de répondre aux attentes d’une grande diversité de pratiquants et de concilier performance sportive et impact social.

Les échanges ont également porté sur la notion de développement des clubs. Un club qui se développe est un club qui recrute et fidélise ses adhérents, diversifie ses publics et renforce ses ressources humaines, matérielles et financières. Plusieurs leviers ont été identifiés : améliorer l’accueil, renforcer l’encadrement, proposer des pratiques innovantes, développer le lien social, être à l’écoute de son environnement et structurer son projet. Les participants ont souligné qu’il n’existe pas de modèle unique de réussite : chaque club doit construire un projet adapté à ses réalités et à ses ambitions. 

Les intervenants ont par ailleurs présenté les nombreux outils mis à disposition des territoires par la FFTT, parmi lesquels le programme Jeu, Set et Féminisation, le Club des 300, les appels à projets ping Santé, le pingVR, l’opération « Une école – une table », le dispositif Du Stade Vers l’Emploi, le Freeping ou encore les guides d’accompagnement destinés aux clubs. Ces dispositifs témoignent de la volonté fédérale de soutenir concrètement les projets locaux et de favoriser l’innovation dans les pratiques. 

Enfin, les participants ont réfléchi aux moyens de renforcer la communication et la coopération entre la fédération, les ligues et les comités départementaux. L’objectif partagé est d’améliorer la circulation de l’information, de mutualiser les expériences et de coordonner davantage les actions de développement afin d’accompagner efficacement les clubs sur l’ensemble du territoire. Cette dynamique collective apparaît comme un levier essentiel pour relever les défis des prochaines années et poursuivre le développement du tennis de table français.

Une table ronde et des échanges autour de la féminisation des instances dirigeantes

Ce colloque fut également l’occasion d’évoquer la féminisation de la pratique et la parité dans les instances dirigeantes, via une table ronde.

Pour l’occasion, étaient invitées : 

  • Lola Guillaume, qui a été encouragée par un dirigeant à devenir arbitre puis juge-arbitre avant d’intégrer progressivement plusieurs instances. 
  • Danièle Marchadier, engagée à la suite d’un simple mail reçu de sa ligue concernant le programme « Allez les Bleus ».
  • Sara Sghaier, entrée au comité départemental de judo grâce aux dispositifs de parité qui ont permis de la rendre visible.
  • Élodie Wey, qui a bénéficié de rencontres inspirantes et de formations qui lui ont donné envie d’aller plus loin. 

Élodie Wey, présidente de la commission statuts et règlements de la FFTT, a rappelé les règles des prochaines élections afin d’être clair sur le cadre.

Les trois enseignements à retenir pour les clubs, comités et ligues de la table ronde sont les suivants : 

  • Aller chercher les femmes

Ne pas attendre les candidatures spontanées. Identifier des profils, solliciter personnellement et accompagner les premiers pas. 

  1. Créer un parcours de progression

Proposer des responsabilités graduelles, de la formation, du tutorat et des opportunités d’expérimentation. 

  1. Donner du sens et de la visibilité

Parler projets, impact et utilité concrète. Mettre en avant les femmes déjà engagées pour créer un effet d’inspiration et de projection. 

Ces quatre parcours montrent que les femmes ne manquent ni d’envie ni de compétences. Ce qui fait souvent la différence est la rencontre avec une personne qui les encourage, une formation qui les rassure, un réseau qui les soutient et une responsabilité qui leur permet de révéler leur potentiel.

 Pourquoi renforcer la place des femmes dans les instances dirigeantes ? 

  • Renforcer la parité et la représentativité des instances. 
  • Bénéficier de regards, d’expériences et d’idées diversifiés. 
  • Favoriser l’innovation et le renouvellement des pratiques. 
  • Développer une gouvernance plus inclusive et ouverte. 
  • Encourager le débat, le changement et la qualité des échanges. 
  • Faire de la féminisation un levier de développement des structures. 
  • Créer des modèles inspirants pour susciter de nouveaux engagements. 

Comment ? 

  • Adopter une démarche proactive de repérage et de recrutement. 
  • Valoriser les compétences et les parcours féminins. 
  • Mettre en place du marrainage, du tutorat et de l’accompagnement. 
  • Organiser des temps d’échange, de réseau et de convivialité. 
  • S’appuyer sur les femmes déjà engagées comme ambassadrices. 
  • Identifier les compétences des parents et des non-joueurs. 
  • Clarifier les missions et proposer un engagement progressif. 
  • Développer des actions durables favorisant l’épanouissement et la fidélisation.

Le centenaire de la FFTT : une opportunité exceptionnelle pour développer la pratique 

L’année 2027 marquera les 100 ans de la Fédération française de tennis de table. Les participants ont été invités à imaginer les actions qui pourraient être déployées à cette occasion afin de faire rayonner le tennis de table auprès du grand public et de l’ensemble des licenciés. 

Plusieurs axes stratégiques ont émergé : 

  • valoriser l’histoire du tennis de table à travers des livres, vidéos et expositions ; 
  • s’appuyer sur les grands événements fédéraux existants ; 
  • créer un événement festif national ; 
  • imaginer des formats de compétitions accessibles à tous ; 
  • développer une plateforme digitale dédiée au centenaire ; 
  • mobiliser les ligues, comités et clubs autour d’un dispositif commun. 

Les groupes de travail ont fait preuve d’une grande créativité en proposant de nombreuses idées : tournois innovants, bus itinérant, festival du tennis de table, expositions itinérantes, animations scolaires, concours historiques, rencontres entre licenciés et non licenciés, valorisation des archives locales ou encore mobilisation des partenaires institutionnels et privés. 

Une dynamique collective au service du ping de demain 

Au-delà des présentations et des ateliers, ce colloque de la zone Est a surtout confirmé la volonté partagée de l’ensemble des acteurs de poursuivre le développement du tennis de table sur tous les territoires. 

En réunissant les compétences de la fédération, des ligues, des comités départementaux et des clubs, cette rencontre a permis de réaffirmer une conviction forte : le développement du tennis de table repose sur la complémentarité des acteurs, l’innovation et la capacité à répondre aux attentes de publics toujours plus diversifiés.

À l’approche du centenaire de la FFTT, cette mobilisation collective constitue un formidable levier pour faire découvrir le ping à de nouveaux pratiquants, renforcer les clubs et poursuivre la dynamique de croissance du tennis de table français.