Tout savoir avant les championnats d’Europe jeunes

Dès demain et jusqu’au dimanche 19 juillet, 16 jeunes pongistes tricolores vont représenter les couleurs de la France aux championnats d’Europe jeunes qui se déroulent à Gondomar au Portugal. Retrouvez ci-dessous la sélection tricolore dans les différentes catégories et les ambitions d’Emmanuel Rachez, manager de la haute performance, avant le début de la compétition.

Pour suivre la compétition dans sa globalité, rendez-vous sur le site de l’ETTU.

Ces championnats d’Europe jeunes débuteront par les compétitions en équipes jusqu’à mardi. Puis il sera temps pour nos pongistes de disputer les tableaux de doubles, de doubles mixtes et de simples avec les grandes finales prévues dimanche 19 juillet.

La compétition sera à suivre sur ETTU TV, la plateforme live de l’ETTU.

Site de l’ETTU

LES TRICOLORES ENGAGÉS

Les sélectionnés aux épreuves individuelles :

Cadets : Tim ESCUDIER, Nolan JOHNSTON, Quentin SANDONA, Noah TESSIER
Cadettes : Chloé HUANG, Eva LAM, Albane ROCHUT, Lisa ZHAO
Juniors : Nathan DOUSSINET, Nathan LAM, Antoine NOIRAULT, Nathan PILARD
Juniores : Nina GUO ZHENG, Léana HOCHART, Jade HUYNH, Alexia NODIN

Les sélectionnés aux épreuves par équipes

Equipe de France cadets : Tim ESCUDIER, Nolan JOHNSTON, Quentin SANDONA, Noah TESSIER
Equipe de France cadettes : Chloé HUANG, Eva LAM, Albane ROCHUT, Lisa ZHAO
Equipe de France juniors : Nathan DOUSSINET, Nathan LAM, Antoine NOIRAULT, Nathan PILARD
Equipe de France juniores : Nina GUO ZHENG, Léana HOCHART, Jade HUYNH, Alexia NODIN

On fait le point avec Emmanuel Rachez, manager de la haute performance

Après les résultats exceptionnels des dernières éditions, est-ce que tu sens que le regard des autres nations a changé ? On sait que la France est attendue au tournant, comment on aborde ce statut ? 

— Oui, la France est toujours attendue, parce que ça a toujours été un peu historique qu’on performe aux championnats d’Europe — même en filles, on a l’habitude de bien performer avec les équipes de France en championnat d’Europe. Ça met encore un statut de favori en plus. 

On a des jeunes filles qui sont très performantes et qui peuvent viser beaucoup de médailles. En équipe junior filles, parce qu’elles l’ont déjà eu deux fois de suite, et puis elles peuvent prétendre toutes, à titre individuel, à monter sur le podium. Les cadettes aussi, avec un niveau très, très prometteur, mais ça dépendra quand même des tirages au sort, parce qu’elles n’ont pas des rankings ultra favorables. Mais en tout cas on peut dire qu’on a vraiment de bonnes individualités en devenir : Albane, Eva, Lisa, Chloé. 

Et en garçons, il faudra s’accrocher un peu plus. On a de bons rankings mais il va falloir batailler pour aller chercher les médailles. En cadets, c’est pareil. 

Quoi qu’on en dise, oui, l’équipe de France est attendue. On est une grosse délégation, une grosse formation jeune, on a toujours performé donc on est attendus, mais à la fois – c’est un peu le discours que j’ai fait aux jeunes – c’est aussi une force, parce qu’on est craints. Donc c’est aussi un avantage, il faut être capable d’en jouer. Mais c’est vrai qu’entre les filles et les garçons, c’est la première fois qu’il y a autant de différence entre les deux délégations. 

Les CEJ sont souvent le premier grand rendez-vous international majeur pour certains très jeunes. Comment vous gérez ça avec eux ? 

— Oui, les championnats d’Europe sont un passage obligé pour tous nos meilleurs Français actuels. La dernière fois, j’étais à Varaždin avec Félix, Alexis, Charlotte, Flavien. Ce n’est pas ce qui va t’assurer d’être un top joueur, mais par contre on sait que c’est quand même un signe important d’y performer. Sinon, on prend du retard. Après il y a des exceptions. Je me souviens de Benedikt Duda qui n’a jamais vraiment performé aux CEJ et qui aujourd’hui se hisse en haut du tableau.  

Maintenant, il y a peut-être un tout petit peu moins de mise en valeur qu’avant, parce qu’avant il n’y avait pas les championnats du monde jeunes. Il y avait des CDM juniors, mais pas les CDM cadets. La deuxième édition des CDM cadets, c’est Flavien qui l’a gagnée. Il y a aussi les Youth Smash, ça reste une compétition très importante, mais peut-être pas autant qu’à l’époque, justement à cause de cette multiplication. Et puis maintenant on est vraiment passés à l’international : avant, au niveau jeune, on jouait contre des Européens ; maintenant, sur tout le circuit WTT jeunes, on joue avec les Chinois, les Coréens, les Japonais, les Indiens. 

En plus c’est une des seules compétitions qui est aussi longue, on n’a plus ce format de compétition-là, c’est 12 ou 13 jours. On a tous les tableaux, donc on a beaucoup de matchs. Alors que sur le WTT, c’est très restreint, très intensif. 

Quelles sont, selon toi, les nations les plus dangereuses cette année qui pourraient bousculer la hiérarchie, que ce soit chez les U15 ou les U19 ? 

— Déjà chez les garçons, on est assez homogènes, donc on va dire que tous les matchs vont être compliqués. Et pour les filles, la Roumanie est notre grande rivale. Et après, ça dépend un peu sur les titres individuels, comme ce sont des jeunes, toutes les nations sont dangereuses… moi j’ai souvent vu des champions d’Europe qui gagnent, mais trois jours avant, au premier tour, ils sauvaient des balles de match. 

On ne peut pas passer à côté du sujet de la canicule. Ce sont des conditions très particulières pour la pratique sportive, d’autant plus à haut niveau. Est-ce que ça impact certains programmes ? 

— Le gymnase de Nantes [pendant le stage de préparation] est relativement bien fait, par contre il faisait très chaud dans les hébergements. Donc les joueurs sont arrivés fatigués, mais au fur et à mesure, j’ai trouvé qu’ils avaient récupéré. 

C’est ce que je leur ai souligné : j’aime bien quand on s’entraîne comme ça, parce qu’on peut renouveler souvent cet effort-là. Il y a une intensité physique et tout ça, mais on n’est pas à l’arrache, on n’est pas dans l’ultra-dur. En plus de ça, les conditions sont toujours exceptionnelles à Nantes, l’équipe de coachs est vraiment au top. 

Comment s’est déroulé le stage préparatoire ? 

— Comme on le fait de plus en plus, on essaie de faire des préparations relativement individuelles par catégorie, parce que ce ne sont pas les mêmes besoins pour les cadets garçons, qui débutent et ont moins d’expérience, que pour les juniors filles, qui ont déjà gagné deux fois. Tout en préservant des temps collectifs. On a fait beaucoup de mixité aussi dans les entraînements, ça apportait pas mal. 

Il y a eu beaucoup de réunions aussi, on a reposé un petit peu les valeurs de l’équipe de France, les exigences du haut niveau, donc c’est très intéressant. Et ça, on a pu le faire parce que tous les coachs étaient impliqués, et puis on avait du temps. 

En un mot, l’état d’esprit de la délégation française avant le début de la compétition ? 

— L’envie d’en découdre. C’est ça qui me vient, parce que tout le monde avait un état d’esprit important. Envie d’en découdre, envie de se surpasser. Je pense aussi, au regard des résultats qu’on a en garçons, l’envie de montrer aussi que les jeunes sont toujours là, et d’imiter un peu les seniors, aller sur la même route.