
Quelques mois après le sacre inédit du SPO Rouen, les Normands remettent leur couronne en jeu dès le 22 septembre face à des adversaires partageant tous le même objectif : les faire chavirer de leur piédestal. De l’Alliance Nîmes-Montpellier à Hennebont en passant par Bruille ou encore Angers, ils seront nombreux à prétendre au sacre final et ainsi contester l’hégémonie rouennaise. Alors, qui l’emportera ? Début de réponse la semaine prochaine.
Dix équipes, dix-huit journées, un seul objectif pour toutes : la couronne nationale. La saison régulière du championnat de PRO A messieurs se disputera, comme de coutume, en matchs aller-retour, avant l’établissement d’un classement final de la 1re à la 10e place.
Fait notable cette année : dans la perspective de la réforme du championnat PRO qui prendra effet dès la saison 2027-28, aucune relégation vers la PRO B messieurs ne sera prononcée à l’issue de cet exercice 2026-27. Une saison de transition, sans descente, donc.
Une fois la phase régulière terminée, les quatre premiers du classement s’affronteront en demi-finales, également en format aller-retour. Les deux équipes victorieuses se retrouveront alors pour une finale sèche, en match unique, sur terrain neutre. Elle y sera disputée parallèlement à la finale de PRO A féminine, autre nouveauté du calendrier cette année.
Le SPO Rouen vers un doublé historique ?
Titré pour la première fois de son histoire il y a quelques mois au bout du suspense, lors du dernier set de la dernière partie opposant Lilian Bardet et Simon Gauzy, l’effectif rouennais aura la lourde tâche cette saison de défendre un titre très convoité. Pour y parvenir, l’effectif coaché par Stéphane Hucliez a été modifié. Exit Lilian Bardet et Alvaro Robles, bienvenue à Esteban Dorr, médaillé de bronze en double lors des derniers championnats du monde et Nathan Pilard, vice-champion d’Europe U19 en titre. Aux côtés de Thibault Poret et Alexandre Robinot, les deux gauchers incarneront le présent et le futur d’une équipe taillée pour viser une nouvelle fois les sommets.

@le.haut.du.sport
Nouvelle revanche à prendre pour Hennebont
Jamais deux sans trois ? Cet adage sera assurément l’ennemi juré d’Hennebont cette année, finaliste malheureux des deux dernières éditions. Pour conjurer le mauvais sort, les Morbihannais n’ont pas effectué de changement majeur. Simon Gauzy est toujours là, bien épaulé par les historiques Vladimir Sidorenko et Lev Katsan et les trois joueurs chinois Wen Ruibo, Chen Yuanyu et Zhou Qihao, qui viendront ponctuellement renforcer l’équipe. Seule arrivée : le Kazakhstanais Alan Kurmangaliev, classé au 143e rang mondial. Un seul petit set a séparé le quintuple champion de France d’un sixième titre l’année passée ; l’objectif sera, en 2026-27, de ne pas laisser échapper cette occasion une nouvelle fois.

L’Alliance Nîmes-Montpellier veut retrouver sa couronne
Sacrée sans trembler en 2024-25, l’Alliance Nîmes-Montpellier s’est heurtée à l’obstacle hennebontais en demi-finale l’année passée, laissant finalement Rouen ravir sa couronne. Nul doute que la bande des frères Lebrun aura à coeur de laver cet affront. Pour y parvenir, Alexis, Félix, Antoine Hachard, Manav Thakkar et Grégoire Jean ont souhaité poursuivre l’aventure, qui verra Rémi Bételu, 184e joueur mondial, s’y greffer cette année. Transfuge de la 4S Tours, le meilleur défenseur français découvrira la PRO A cette saison : une suite logique au regard de son explosion sur le circuit international en 2026.

@Pongistic & @ANMTT
Angers : apprendre à vivre sans João Geraldo
Les Loups d’Angers ont connu de grands bouleversements ces derniers mois ; le départ de João Geraldo après huit ans, deux titres et près de 200 parties disputées au club en est l’exemple le plus significatif. Un an après les départs de Jon Persson et Hampus Nordberg, c’est une autre illustre figure du ping angevin qui s’en est allée, partie au Borussia Dortmund, en Allemagne. Dans son sillage, un autre départ est à mentionner : celui de Nathan Pilard, formé au club, révélation du dernier exercice et fils du coach David, parti à Rouen. Pour combler ces deux pertes douloureuses, les Loups ont misé sur deux valeurs sûres du tennis de table tricolore : Lilian Bardet et Joé Seyfried. Avec Can Akkuzu et Bastien Rembert, seul rescapé des années dorées d’Angers, le nouvel effectif semble armé pour batailler avec les meilleurs et sera assurément l’une des équipes à suivre cette saison.

@Les Loups d’Angers
Objectif finale pour Bruille
Bruille et Flavien Coton ne cessent de nous impressionner ces dernières années ; la saison 2025-26 ne l’a pas infirmé. Promu, Bruille s’est hissé en demi-finale, perdue de justesse face au futur champion Rouen après une double confrontation mémorable. En 2026-27, l’objectif semble clair : rallier la finale. Pour ce faire, Léo De Nodrest et Luka Mladenovic arrivent tout droit de Bundesliga et aideront Flavien Coton, Liu Jialiang, Park Gyuhyeon et Florian Lambiet, fidèles au poste, à franchir ce dernier cap. Ces six joueurs composeront un effectif bruillois aussi riche que diversifié et s’avanceront peut-être parmi les favoris au sacre final.

@nomadic-prod & @WTT
Et si c’était l’année de Roanne ?
Deux ans après sa remontée depuis la PRO B, Roanne (ou Loire Nord TT) pourrait ambitionner davantage qu’un maintien cette année. Pourquoi ? Sans doute parce que le leader Elias Ranefur vient d’exploser sur la scène internationale, lui qui était déjà un joueur référencé du championnat. Tout récent vainqueur du Contender de Panagyurishte et quart-de-finaliste à l’Europe Smash en fin d’été, le Suédois vient d’intégrer le top 30 mondial. À 30 ans, il semble être en pleine possession de ses moyens et comptera sur Florian Bourrassaud et Liu Yebo pour l’épauler dans une potentielle quête de playoffs. Pour parfaire l’effectif rhodanien, deux mouvements ont été réalisés cet été : le départ de Simon Berglund, remplacé par l’expérimenté défenseur Wang Yang, en provenance de La Romagne.

@shootilde
Chartres déjà de retour en PRO A
Après quelques mois passés en PRO B, l’historique institution chartraine est déjà de retour dans ce championnat qu’elle connaît si bien après ses quatre titres obtenus au cours des années 2010. Un retour attendu donc et un effectif presque inchangé : Bence Majoros, Vitor Ishiy, John Oyebode et Antoine Noirault poursuivent l’aventure. Seul mouvement : l’arrivée du Hongrois David Szantosi, champion d’Europe U19 en 2025.

La Romagne se renouvelle
Vingt. Un chiffre symbolique pour La Romagne puisqu’il représente le nombre d’années consécutives passées dans l’élite du ping français pour le club du Maine-et-Loire. Une longévité exceptionnelle, qui durera deux années supplémentaires donc, puisqu’aucune équipe ne descendra à l’échelon inférieur cette année. Wang Yang, parti à Roanne, ne participera pas à ce nouveau chapitre de la folle aventure romagnonne en PRO A et sera remplacé par Benjamin Fruchart. À ses côtés, nous retrouverons Nima Alamian et Clément Laine-Campino, fraîchement venu de la 4S Tours. Antonin Landreau, champion du monde Ping VR, et Brice Olliver, figure historique du club, complètent un effectif voué à faire de la résistance cette année.

Qu’attendre de Saint-Denis ?
Il est sans doute l’un des effectifs les moins garnis de cet exercice 2026-27 ; Saint-Denis s’avance cette année avec des ambitions modérées, la situation du championnat et l’absence de descente pouvant expliquer cette situation. Sans aucun joueur classé dans le top 50 national, les Dionysiens tenteront, autour d’Harmeet Desai, Tristan Flore, Mathieu De Saintilan et Hugo Deschamps, de déjouer les pronostics.
Thorigné mise sur la stabilité
Thorigné est la seule équipe à n’avoir effectué aucun changement par rapport à l’effectif de la saison passée et repart avec les mêmes cadres : Jules Rolland, Vincent Picard, Alexis Kouraichi et le fantasque Noshad Alamiyan. Cinquièmes en 2024-25, sixièmes l’an dernier, les Bretons tenteront cette fois-ci d’accrocher une quatrième place, synonyme de qualification pour les playoffs.

Dix équipes, une seule couronne, et cette fois, personne ne semble vouloir laisser Rouen s’installer durablement sur le trône. Entre un Hennebont hanté par deux finales perdues, une Alliance Nîmes-Montpellier bien décidée à effacer l’accroc de la demi-finale, un Bruille armé pour aller chercher sa première finale et tous les autres concurrents en quête d’une place en playoffs, 2026-27 s’annonce plus excitante que jamais. Pour connaître les réponses à toutes les questions posées précédemment, rendez-vous mardi prochain dans les salles et sur la chaine youtube de la FFTT pour le lancement de cette nouvelle saison !
Rémy Larquetoux