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J-L. Guillot : "93% de licences traditionnelles reprises"

Publié le : 12/10/2017
Modifié le : 16/10/2017

Le premier tour du Critérium fédéral se dispute du 13 au 15 octobre, l’occasion de parler avec Jean-Luc Guillot, président de la commission sportive de la FFTT, de cette compétition individuelle qui dure jusqu’en mars. Il évoque également les championnats par équipes qui viennent de redémarrer, avec quelques nouveautés cette saison, et les dossiers à venir, notamment la réorganisation des championnats professionnels.

Pouvez-vous nous présenter le Critérium fédéral ?

Le Critérium fédéral est une compétition individuelle qui se déroule en quatre temps, avec quatre tours planifiés d’octobre à mars, il se déroule sur toute la France, avec quatre niveaux, la Nationale 1, la Nationale 2, la Régionale et la Départementale, sachant que dans certaines régions et certains départements, il peut y avoir des sous-échelons liés à la taille géographique des territoires couverts par ces ligues et comités, mais également au nombre de licenciés inscrits. Le Critérium concerne toutes les catégories d’âge et les deux sexes, il est ouvert à tous les licenciés, il suffit de s’inscrire, sachant que si on a raté le premier tour, on peut très bien disputer les suivants.

Que gagne-t-on sur le Critérium ?

Cette compétition permet de marquer des points à chaque tour, donc de progresser dans la hiérarchie. Les meilleur(e)s joueurs et joueuses de Nationale 1, voire de Nationale 2,  peuvent gagner leur qualification pour les championnats de France, des benjamins aux seniors. Cela signifie que si vous participez aux quatre tours de Nationale 1 et que vous y obtenez des résultats, vous avez de grandes chances de vous qualifier pour les championnats de France. Après, à chaque tour, les quatre meilleur(e)s par catégorie reçoivent une récompense offerte par l’organisateur et la Fédération Française de Tennis de Table, à savoir des trophées et des dotations en bons d’achat. Chez les seniors, les meilleurs joueurs français et étrangers évoluant en France ne disputent pas tous les tours, puisqu’ils sont aussi beaucoup sollicités sur les compétitions internationales, mais ils doivent participer à au moins un des quatre tours pour pouvoir se qualifier pour les championnats de France.

Y a-t-il des changements cette saison ?

Non, en dehors du fait que la réorganisation régionale impacte deux zones, en Nationale 2, à savoir que le Languedoc-Roussillon, qui était en zone 4, passe désormais en zone 3 avec Midi-Pyrénées. Sinon, il y a bien évidemment du changement au niveau régional, dans le sens où cette réorganisation administrative a conduit des ligues à fusionner.

Et à l’avenir ?

Ce qu’il faut noter, c’est que c’est la dernière année de la formule actuelle, puisqu’à partir de la saison prochaine, à la demande de la Fédération et de la DTN, des aménagements seront effectués, certainement votés au prochain Conseil fédéral du 11 novembre : il y aura notamment la suppression des catégories benjamins et minimes au niveau Nationale 1, il ne restera du coup plus que trois catégories, ce qui signifie un resserrement de l’élite. Cela permettra aussi de faire jouer les garçons et les filles aux mêmes endroits sur les trois premiers tours.

Parlons maintenant des Championnats par équipes qui ont débuté le 30 septembre, la saison est-elle bien lancée ?

Oui, d’après les informations qui me sont remontées, plus de 93% des licenciés « traditionnels » avaient repris une licence pour la première journée, ce qui est positif. Cette saison, nous avons débuté le Championnat un peu plus tard à la demande des clubs qui avaient besoin de plus de temps pour être prêts au niveau des licences et des certificats médicaux, ce bon chiffre valide notre choix. Je regrette juste le forfait de quelques équipes sur les deux premières journées en Nationale, cela montre que c’est de plus en plus difficile de s’investir sur quatorze journées.

Comment se déroulent ces championnats ?

Ils se disputent en deux phases, de l’échelon national à départemental : une première de septembre à décembre avec un classement de 1 à 8 en Nationale, c’est souvent aussi le cas dans les régions, tandis que dans les comités, il peut parfois y avoir huit ou six équipes. A l’issue de ce classement, il y a un système de montée/descente. La seconde phase débute en janvier avec au bout des titres de champions de France décernés en Nationale 1, 2 et 3, les régions et les départements décernant également des titres à leur échelon. Les champions masculins et féminins en Nationale 1 montent en Pro B.

Une des nouveautés de la saison est l’introduction de la mixité en Nationale, pouvez-vous nous en parler ?

Oui, nous avons permis cette saison aux joueuses remplissant les conditions de participation de jouer dans le Championnat masculin. Cette mesure a été adoptée dans un souci de cohérence : souvent, des filles étaient autorisées à jouer en région dans un championnat masculin jusqu’à un certain niveau, mais quand leur club se retrouvait en Nationale, elles ne pouvaient plus jouer, parce que le règlement ne le permettait pas, ce qui les obligeait à partir plus loin de chez elles ou à arrêter. Aux niveaux Nationale, cette possibilité est désormais ouverte quel que soit le nombre de joueuses ; aux niveaux régional et départemental, nous n’avons pas obligé les ligues et les comités à ouvrir complètement pour ne pas dénaturer leurs championnats féminins : les règlements fédéraux interdisent a priori que le nombre de joueuses représente plus de la moitié d’une équipe d’un Championnat masculin, mais rien ne leur interdit, après en avoir délibéré en comité directeur et en assemblée générale, de laisser la possibilité de permettre plus de filles. En termes de chiffres, cela représente 3 féminines sur 1078 joueurs au niveau national soit 0,3%, 331 féminines sur 13 202 joueurs au niveau régional soit 2,5% et  3 226 féminines sur 49 463 joueurs au niveau départemental soit 6,5%.

Autre nouveauté de la saison : la mise en place du GIRPE, le logiciel de gestion informatisée des rencontres par équipes. Comment se passe cette installation ?

Oui, ce logiciel très facile d’utilisation, développé bénévolement par Michel Turck, qui l’a offert à la Fédération - il faut l’en remercier -, permet d’intégrer en direct les résultats des championnats par équipes, avec tous les événements de la feuille de match, dans le Système Pongiste d’Instance Décentralisée qu’on appelle le SPID. C’est un outil centralisé qui permet d’obtenir les résultats plus rapidement et d’éviter aux clubs d’avoir à envoyer les feuilles de match. Sur la première journée des championnats par équipes, 56% des équipes évoluant en Nationale ont utilisé ce logiciel GIRPE, qui n’est pas obligatoire, sachant que j’ai eu des retours comme quoi ce pourcentage était encore plus important dans certaines ligues et certains comités. C’est la preuve que ce logiciel répond à une demande et nous allons bientôt faire en sorte que les résultats puissent être rentrés sur des tablettes, ce qui fait que les clubs ne seront pas obligés d’être équipés d’un ordinateur dans leur salle pour le faire, ce qui peut constituer un frein à l’utilisation de GIRPE. Cela devrait être possible pour la deuxième phase de la saison.

Quels sont les autres thèmes de réflexion du côté de la commission sportive ?

Le principal, c’est la réorganisation des championnats de Pro A et Pro B. Suite à l’audit effectué par le cabinet mandaté par la Fédération, trois groupes de travail comprenant des élus de la Fédération, des représentants des clubs et des membres de la DTN, vont être mis en place pour réfléchir à la mise en place des douze préconisations faites dans le cadre de cet audit. Celles-ci vont conduire à une évolution de la formule de nos championnats professionnels, qui sera appliquée à partir du 1er juillet 2019, voire un an plus tôt si un consensus se dégage rapidement.

Quelles sont les principales préconisations sur lesquelles vont plancher les groupes de travail ?

L’objectif vise à mettre davantage en valeur nos championnats, ce qui passera sans doute par des phases finales événementielles à l’issue desquelles seront décernés les titres de champions de France. D’autres préconisations visent à un resserrement de l’élite et à remettre en place un contrôle de la CNACG (Commission nationale d’aide et de contrôle de gestion) sur la Pro A, afin que les clubs soient bien aidés et encadrés pour évoluer et à ce niveau et que tous soient à armes égales.