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J. Sorieux : « SPID sera bien plus pratique d’utilisation »

Publié le : 15/03/2018
Modifié le : 15/03/2018

Lancé au début des années 2000, SPID, Système pongiste d’information décentralisé, fait actuellement l’objet d’un vaste chantier avec l’objectif de mettre en place une nouvelle version, plus riche et plus facile d’utilisation, en juillet 2020. Président de la commission informatique à la Fédération Française de Tennis de Table, Jacques Sorieux nous en dit plus…

Quand la première version du projet SPID est-elle née et comment a évolué le système depuis sa création ?

La version actuelle a été décidée en 2000 et mise en production en 2002. L’objectif de départ était de gérer de façon informatique et au plan national tous les championnats par équipes et individuels. Depuis, le système a bien évidemment évolué, avec notamment des déclinaisons comme SPIDweb, SPID Mon Club, le SPID déconnecté utilisé par les juges-arbitres, l’application mobile, autant de satellites qui se sont greffés sur le SPID central.

Quelles sont les limites du SPID dans sa version initiale ?

Le support utilisé pour le SPID central a beaucoup vieilli dans sa version initiale. Il avait d’ailleurs été prévu pour dix ans, cela fait maintenant quinze ans qu’il a été lancé, il est un peu dépassé aujourd’hui. Il devenait donc nécessaire de le changer, d’autant qu’il existe des risques liés à sa protection. D’où le projet de passer sur une version 2 du SPID.

Quelle est l’ampleur du chantier à mettre en route pour aboutir à cette nouvelle version ?

Cela fait maintenant un an que l’on travaille sur le SPID V2 avec la société Be-Net, qui s’occupe de la maîtrise d’ouvrage. Ensemble, nous avons bâti un cahier des charges en reprenant ce qui a été fait et en y greffant toutes les demandes qui nous sont remontées, sachant que nous avons interrogé les comités, les ligues et les clubs. C’est d’ailleurs là qu’on s’est rendu compte que même s’il avait vieilli, le SPID V1 marchait plutôt bien, puisque beaucoup ont souhaité qu’on ne révolutionne pas tout. Les demandes étaient plus liées à la nécessité d’avoir une meilleure ergonomie, de supprimer certaines choses inutiles ou d’améliorer certaines fonctionnalités, notamment tout ce qui touchait à la comptabilité et à la facturation, trop longues à faire, aux mutations, aux formations, à l’arbitrage, aux licences… Nous sommes d’ailleurs encore ouverts aux propositions et éventuelles demandes des utilisateurs. Jusqu’à ce que la construction concrète démarre, il est encore possible de modifier le cahier des charges.

Quels acteurs vont contribuer à la création de ce nouveau système ?

Après avoir fini la rédaction du ce cahier des charges, qui fait environ 300 pages, nous avons lancé un appel d’offres auquel six sociétés ont répondu. Nous en avons d’abord retenu trois, le choix de la société qui sera chargée de la mise en œuvre sera validé après l’Assemblée générale de la Fédération Française de Tennis de Table le 19 mai, pour une mise en service de ce SPID V2 autour du 15 juillet 2020. Nous avons reporté d’un an par rapport au plan initial pour un problème de financement.

Justement, comment est financé ce SPID V2 ?

C’est justement un des points qui sera décidé lors de l’Assemblée Générale du 19 mai. Si nous n’avons pas encore choisi le prestataire, c’est que nous attendons de savoir comment il va être financé. C’est un système qui appartient à tout le monde, aux joueurs, aux comités, aux ligues, à la Fédération, il me paraîtrait normal que tout le monde y participe.

Quelles sont donc les prochaines grandes étapes ?

Pour l’instant, le projet a été validé par le Bureau directeur de la Fédération vendredi dernier, il faut maintenant qu’il le soit par le Conseil fédéral qui a lieu les 6-7 avril, ensuite lors de l’AG du 19 mai. Une fois le financement accordé, on pourra lancer en choisissant le prestataire avec lequel, pendant un an, on va construire ce SPID, une période pendant laquelle auront lieu des tests multiples et des formations, puisqu’il va falloir former tous les utilisateurs à ce nouveau système. Il va aussi y avoir une période importante de quinze jours de reprise des données antérieures, en espérant que tout se passe bien, il faudra tout basculer d’un seul coup d’un système à l’autre, c’est pour ça qu’on a choisi le mois de juillet, entre deux saisons.

Combien de personnes sont mobilisées sur ce dossier ?

Nous avons formé un comité de pilotage au sein de la Fédération avec sept personnes, plus deux de chez Be-Net. Nous avons aussi deux informaticiens, celui de la Fédération et un extérieur, qui sont là pour nous conseiller.

 

A qui bénéficiera ce nouveau SPID ?

A tout le monde ! Les joueurs sont concernés, les comités, les ligues, les clubs, le site Internet, qui reprend aussi des données du SPID en direct, c’est un outil pour tous.

Quelles améliorations peuvent attendre tous ces utilisateurs ?

Elles seront multiples : d’abord, l’ergonomie, la facilité d’utilisation ; ensuite la simplification, ce sera plus simple de s’y retrouver ; des fonctionnalités pour tous, dirigeants, gestionnaires, licenciés ; la sécurité avec des outils et des serveurs de dernière génération qui auront bénéficié des plus récentes évolutions en matière de sécurité, conformes en matière de protection des données ; une architecture davantage adaptée aux besoins de montée en charge qui permettra de répondre aux problèmes que l’on constate souvent lors des pics d’activité le week-end quand les gens veulent faire remonter les données ; l’archivage, qui sera beaucoup plus important qu’il ne l‘est aujourd’hui, ce qui permettra notamment de garder tous les résultats des compétitions d’une année sur l’autre ; la possibilité de paiement en ligne pour participer à des compétitions… Ce seront plein de détails qui, cumulés les uns aux autres, rendront ce SPID bien plus pratique d’utilisation.